Economie et Politique - Revue marxiste d'économie

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Contre l'austérité en Europe luttons pour un autre euro

Un article de Paul BOCCARA, Frédéric BOCCARA, Yves DIMICOLI, Denis DURAND, Jean-Marc DURAND, Catherine MILLS

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La colère contre l'austérité monte de partout en Europe, mettant en accusation la faillite morale des dirigeants qui, en alternance, prônent la soumission aux exigences des marchés financiers. Le chômage fait rage, frappant de façon brutale et massive les jeunes.

La souffrance sociale terrible fait grandir des illusions de fausse radicalité. D'un côté, comme l'ont confirmé les grecs eux-mêmes, le refus est majoritaire de sortir de l'euro. Il ne s'agit pas de rester isolé face aux marchés financiers et à la spéculation déchaînée. Mais, d'un autre côté, gronde la protestation contre l'utilisation qui est faite de l'euro si favorable à la domination des marchés financiers et des grandes banques. D'où les propositions de certains pour sortir de l'euro.

F. Hollande répète que la crise de l'euro est finie. Le diagnostic est aussi erroné et trompeur que la promesse d'une inversion de la courbe du chômage en France fin 2013.

Le reniement de celui qui avait promis, « s'il était élu président », de « renégocier » le traité Merkozy, de « réorienter la BCE », de s'attaquer à son « ennemi » la finance, et de « défendre la croissance » est d'autant plus nocif que la France, à la fois dominée et dominante dans l'Union européenne, occupe une place charnière pour transformer la zone euro. Il se plie devant les exigences d' A. Merkel et de la finance allemande , tout en prétendant servir les intérêts français.

Face à ces blocages, certains agitent l'idée de sortir de l'euro. Cela reviendrait à fuir devant la lutte décisive pour une autre utilisation de celui-ci et de la BCE.

C'est une illusion démagogique et dangereuse, pour cinq grandes raisons.

1 - Le commerce extérieur de la France, souffre d'un déficit annuel de 60 à 70 milliards d'euros. Le retour au Franc, qui se ferait alors au prix d'une dévaluation de l'ordre de 25 % par rapport à l'euro, entraînerait automatiquement un enchérissement du même ordre du coût de nos importations.

2 - Ce ne serait pas très grave, nous dit-on, parce que, grâce à la dévaluation du Franc, nos exportations s'envoleraient. Mais c'est ne pas voir combien la croissance est durablement lente de partout. C'est ne pas comprendre à quel point le surcroît de compétitivité-prix que cela prétendrait donner aux exportations françaises se ferait surtout au détriment de nos partenaires d’Europe du sud, l'Allemagne voyant au contraire son excédent commercial gonflé par une dévalorisation du travail des Français qui rendra meilleur marché ses importations en provenance de son principal partenaire commercial. Tout cela dans un contexte de spéculation déchaînée. Bref, ce serait là le scénario noir de la surenchère entre dévaluations compétitives et rétorsions protectionnistes qui ferait s'entre-déchirer les pays européens. Ce sont les politiques d'austérité qu'il faut mettre en cause, avec les luttes pour la relance d'une croissance de progrès social que permettraient précisément un autre euro et une autre utilisation de la BCE de façon solidaire.

3 – Notre dette publique a été très internationalisée depuis les années 1980. Aujourd'hui elle est détenue à 60 % par des opérateurs non résidents, banques, sociétés d'assurances, fonds de pension... Le retour au Franc dévalué entraînerait automatiquement un enchérissement de 25 % sur les quelques 1140 milliards d'euros de titres de dette détenus hors de France. Exprimés en francs, les intérêts payés bondiraient, alors même qu'ils absorbent déjà quelque 50 milliards d'euros par an ! Par contre, la dévaluation du Franc permettrait à des capitaux étrangers, allemands notamment, de mettre la main à très bon compte sur nombre de nos atouts productifs.

4 – La raison la plus importante c'est qu'en sortant de l'euro, on déserterait le terrain de la bataille pour un autre euro et pour une construction solidaire de l'Union européenne, au mépris d'une nouvelle croissance fondée sur le développement des peuples et, notamment, sur l'aide aux pays d'Europe du sud. On passerait à côté d'une opportunité historique pour changer la situation économique et sociale en France, en Europe et dans le monde. Une nouvelle politique solidaire dans l’Union européenne s'appuierait sur la force de la monnaie que peut créer la BCE. Alors que chaque pays européen dispose, isolément, d'un potentiel restreint, la création monétaire en commun, avec l'euro, offre des potentiels bien plus importants car elle est assise sur la capacité de production de richesses et la créativité de 322 millions de personnes.

Appuyons-nous sur l'échec de la construction actuelle de l'euro non pour régresser par rapport aux besoins de changements et de solidarité entre européens, mais pour un nouveau type de croissance et de développement.

A partir de la protestation qui enfle dans tous les peuples de l'Union contre l'austérité, le pacte de stabilité et le sabordage des services publics, exigeons que la BCE finance directement un très grand essor des services publics et de leur coopération en Europe. Pour cela, chaque pays émettrait des titres de dette publique rachetés par la BCE. L'argent serait affecté à un Fonds social solidaire et écologique de développement des services publics européens, géré démocratiquement, qui le répartirait entre chaque pays proportionnellement à ses besoins.

A partir des luttes pour l'emploi et les salaires, contre le rationnement du crédit pour les PME, exigeons que la BCE cesse de refinancer les crédits accordés aux spéculateurs et aux entreprises qui suppriment des emplois, précarisent ou délocalisent. Exigeons qu' elle refinance les crédits pour les investissements matériels et de recherche des entreprises à des taux d'intérêts d'autant plus abaissés, jusqu'à 0 % voire en dessous, que ces investissements programmeraient plus d'emplois et de formations correctement rémunérés, plus de progrès écologiques.

5 – Sur le terrain mondial, si l'on supprime l'euro, il ne resterait plus que le dollar comme monnaie de réserve internationale. Son hégémonie en serait confortée. La création monétaire du dollar permet aux États-Unis de financer leur domination économique, culturelle et militaire. Elle leur permet aussi de s'endetter dans leur propre monnaie auprès du reste du monde. La Chine, la Russie, des pays latino-américains veulent s'émanciper de cette domination par la promotion d'une monnaie commune mondiale à partir des Droits de tirage spéciaux du FMI , proposition avancée dans les rangs du PCF et dans le programme du Front de gauche « l'Humain d'abord ! ». Mais si l'euro disparaît comment peser dans une négociation mondiale en alliance avec les pays émergents contre le dominateur commun  américain?

On voit donc qu'une autre utilisation de l’euro peut contribuer de façon décisive, non seulement à une autre croissance de progrès social dans l'Union européenne, mais à un changement fondamental sur le plan monétaire, économique et social dans le monde.

 

Il y a actuellement 20 réactions

  • votre point 2

    "Ce sont les politiques d'austérité qu'il faut mettre en cause, avec les luttes pour la relance d'une croissance de progrès social que permettraient précisément un autre euro et une autre utilisation de la BCE de façon solidaire."

    Par quel chemin peut-on remettre en cause les politiques d'austérité?

    Je vous renvoie à mon commentaire sur la probabilité de changer quoi que ce soit au niveau des textes du TUE et TFUE et encore moins au niveau des rapports de forces des individus des 28 pays que comptera l'ue au premier juillet 2013.

    Par captainshirt, le 21 June 2013 à 11:13.

  • votre poin1

    " Le retour au Franc, qui se ferait alors au prix d'une dévaluation de l'ordre de 25 % par rapport à l'euro, entraînerait automatiquement un enchérissement du même ordre du coût de nos importations."

    Voyons quelques nombres

    Le rapport euro/dollar s'est établit à près de 1,6 dans un passé récent. Actuellement ce rapport s'établit à près de 1,3. Une dévaluation de 18,5% de l'euro par rapport au dollar n'a pas fait hurler les loups.... Rappelons ici qu'un euro/dol à 1,6 est appelé par l’Allemagne alors qu'un €/$ pour la France de 0,8 serait le bienvenu ce qui annulerait donc votre propos suivant:

    "Le commerce extérieur de la France, souffre d'un déficit annuel de 60 à 70 milliards d'euros"

    Un article de 2012 de P. Arthus,

    dont voici le lien du net:

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=64945 (voir au bas de la page 18)

    indique que si la France sortait de l'€ la dévaluation du Franc serait de 2% par rapport à l'€ antérieur. Pour l’Allemagne une réévaluation du DM de 20% s'imposerait...

    Il est certain que si la France sortait de l'ue et de l'euro selon l'article 50 du TUE, d'autres pays ne se priveraient pas de la copier.

    PS Quel est le montant que la France doit verser à l'ue pour que la Grèce reste dans l'union européenne? 70 milliards d'euros!!! Cela n'a rien à voir avec le propos précédent je vous l'accorde, mais comme disait Georges Marchais en son temps, c'est un scandale!

    Ce qui nourrit l'austérité...

    Par captainshirt, le 22 June 2013 à 12:32.

  • peut-on lutter pour un autre euro?

    Bonjour.

    Dans quelques jours il y aura 28 pays dans l'union européenne.

    Pour changer pacifiquement, et dans le Droit (européen), quoi que ce soit dans cette union là, il faut et il suffit de l'unanimité des 28 pays pour modifier un quelconque texte du TUE (traité de l'union européenne) ou de son corollaire le TFUE (traité sur le fonctionnement de l'union européenne). Autant dire, à première vue, que c'est impossible. Mais admettons.

    Quelles sont les chances pour que votre couleur politique (PCF, FDG etc..) soit simultanément au pouvoir dans les 28 pays de l'ue? Statistiquement cela se calcule. Par exemple dans le meilleur des cas on peut donner un pourcentage avantageux de votre couleur (en admettant, dans le meilleur des cas, qu’il n’y ait pas de nuance) soit 15% dans chaque pays des 28 pays de l’ue ce qui est impossible mais admettons.

    (0,15) à la puissance 27 donne 1,8 seconde environ sur 1000 milliards d'années pour que 28 pays puissent avoir le Droit de changer les textes afin de modifier l’objectif de l’€. Soit peanuts.

    Dans le même effet, si la couleur « social démocrate » - le pourcentage évoluerait à 50%- voulait un autre euro cela ne pourrait se produire qu'une fois tous les 100 000 ans et seulement pendant 6 heures !!!

    Ce qui confirme l'impossibilité de lutter pour un autre euro dans le cadre actuel de l'ue!

    Ceci s'applique à tout changement comme celui d'une "autre europe".

    Le titre de votre texte est donc erroné....

    Il faut donc sortir de cette monnaie commune en sortant de l’union européenne (on ne peut pas sortir de l’euro autrement) par l’article 50 du TFUE et dans ce cas là seulement on a pas besoin de l'unanimité pour le faire!!!

    Par exemple en lançant une pétition nationale pour un référendum de la sortie de la France de l'ue, de l'€ voire de l'otan. Vous revendriez à vos fondamentaux de jadis comme celle concernant le référendum de la consultation sur le traité de Maastricht... Je pense que les 50% et une voix seraient vite atteint du fait de ce que les gens vivent au quotidien.

    Pour info, le prix nobel d'économie Stiglitz (2001) indique que les pays sortant de l'ue et de l'euro s'en sortiront mieux que ceux qui veulent y rester!!

    Par captainshirt, le 22 June 2013 à 12:34.

  • débat sur l'Euro

    Bonjour

    Je vois que plusieurs commentaires font référence à l'article de Jacques Sapir. Je l'ai parcouru aussi avant de venir ici. La position de Sapir n'est pas nouvelle sur l'Euro et elle semble défendable à un non économiste que je suis. Espérer un débat sur l'Euros, débat public qui plus au sein de la Gauche me semble illusoire. D'aucuns auront beau jeux de dire qu'il a eu lieu au sein du Front de gauche et que la question a été tranchée . . . ! Je ne m'en réjouis pas. Nous sommes peut-être en train de passer à coté ! Rien n'est simple. Quelle heureuse surprise si ici même les auteurs voulaient bien débattre.

    Par RV, le 17 June 2013 à 17:19.

  • Toute peine mérite salaire.

    Moi qui ne suis pas économiste, je ne peux comprendre l’économie que par la dimension politique. Soit elle alimente le capitalisme ou elle l’égratigne en surface, soit en utilisant une nouvelle dimension politique qui transforme la finance pour la rendre utile aux peuples, alors apparaitra une nouvelle forme de croissance sociale et une nouvelle conception de la croissance économique.

    Soit on en reste à la conception de la flexibilité des prix que prône Jacques Sapir et tout reste dans le cadre capitaliste, et on ne tiendra pas compte de la valeur travail, soit on détermine la valeur de l’Euro sur un étalon que l’on peut nommer par exemple "Travail non divisé". Par travail non divisé j’entends travail démocratisé, ou chaque producteur connait la vraie valeur de ce qu’il produit. Evidemment là nul besoin de sortir de l’Euro, mais au contraire pratiquer une politique qui permet la transformation de la finance pour non seulement qu’elle soit redistribuée équitablement, mais pour la sortir du cadre de la surexploitation, de la spéculation et de la domination qu’elle exerce sur les politiques en Europe et mondiale. En sortant de l’Euro cela ne garantie en rien que cette économie ne reste pas figée dans les griffes du capitalisme. D’ailleurs le FN n’attend que ce coup de pouce là, pour faire son beurre.

    Ce qui suppose effectivement de démocratiser la finance et le travail, en France cela est possible. La difficulté c’est de démarrer en cela dans un des pays de l’union pour faire des émules dans toute l’Europe et arriver effectivement à la transformation de l’Euro pour aller vers une véritable monnaie commune.

    Si l’on reste figé dans les concepts de l’économie capitaliste nous ne transformerons rien. Alors oui je suis d’accord avec les économistes du PCF, car effectivement ils ont une approche politique de la question. Cela me convient.

    De plus, je rajoute qu’il faut évaluer la valeur de toutes les activités humaines qui peuvent s’échanger pour permettre des échanges équitables et solidaires. Par cela j’entends toute les activités qui émanent des associations. Si elles n’existaient pas les gens mourraient dans la rue, la culture, le sport, la santé, etc etc tout cela n’existerait pas ou à minima. La valeur d’échange qui émane des associations existe, mais n’est pas reconnue, un Organisme d’Etat peut résoudre le problème. Comme l’économie capitaliste est enclavée dans son idéologie elle fait régresser la productivité et accroît le nombre de gens qui sont en incapacité de payer une cotisation dans une association. Ensuite on nous dit que ces gens là sont désocialisés. Ben voyons ! Ne faisons pas de politique et l’économie capitaliste pourra continuer ses basses œuvres.

    Et bien si ! la politique est partout et toute peine mérite salaire.

    Par Béziat Aline, le 17 June 2013 à 13:18.

  • Commentaires communistes

    Bonjour,

    Pour commencer, ce texte est plus politique qu'économique : des politiques se servent de raisonnements économistes (faux d'ailleurs) pour venir en appui d'une thèse politique. Le débat n'est pas, et heureusement, économique.

    Pour la partie, j'appelle à lire Jacques SAPIR : http://lepcf.fr/Quand-la-mauvaise-foi-remplace-l

    « il ne s’agit pas de rester isolé face aux marchés financiers ». Certes, mais cela ne dépend précisément pas… de nous ! Il faut savoir avancer à notre niveau, faire là où on est. Dans le cadre démocratique, donc, dans le cadre de la souveraineté nationale.

    Sortir de l’euro « reviendrait à fuir devant la lutte décisive pour une autre utilisation de l’euro ». Précisément ! Fuir une lutte perdue d’avance contre l’Allemagne, notamment ! On pourrait répondre plus simplement : « prôner une autre utilisation de l’euro et de la BCE revient à fuir la lutte décisive pour la sortie de l’euro »…

    « Démagogique et dangereuse » : merci pour l’insulte !

    Le commerce extérieur de la France est important, le retour au franc « qui se ferait alors au prix d’une dévaluation de l’ordre de 25 % » (Oui, mais a contrario, comment des économistes communistes peuvent-ils admettre comme saine une surévaluation de l’euro ?), renchérirait alors le coût de nos exportations. : ils apportent eux-mêmes la contradiction, à leur argument, indiquant que le déficit du commerce extérieur serait jugulé.

    « La croissance est durablement lente de partout » : c’est faux(Chine, Japon, USA etc.), cela ne veut rien dire, on ne fait pas une politique en fonction de telles considérations changeantes !

    « Tout cela dans un contexte de spéculation déchainée » : affirmation non étayée visant à faire peur et à éluder les scénarios de sortie de l’euro par la gauche ! Avec le contrôle des prix, des mouvements de capitaux et aussi le contrôle des changes. Une mise au pas des marchés financiers...

    « le coût de la dette exploserait » : Si Sapir démonte cette affirmation digne des chroniqueurs capitalistes de BFMTV, même si c'était vrai, comment des communistes peuvent faire leur la question du remboursement de la dette ? C'est contradictoire avec le reste du programme, du reste !

    « Les capitalistes allemands vont prendre le contrôle de nos actifs, car ceux-ci seront dévalués » : mais bien entendu ! Si la France avance vers le socialisme, les capitaux capitalistes étrangers vont affluer en France, c’est évident !

    La force de la création monétaire à plusieurs : sauf que la création monétaire aura toujours lieu, à plusieurs ou non. Elle dépend du montant des crédits. Pour résumer, crédits en France + crédits en Allemagne = (toujours, c’est bête mais c’est ainsi) crédits en France + crédits en Allemagne !

    Titre de dette « rachetés » : confusion entre achat sur le marché primaire et secondaire

    J'aurais trop de commentaires.

    Fraternellement,

    Gautier WEINMANN, membre du PCF

    Par Gautier WEINMANN, le 17 June 2013 à 07:06.

  • Débattre contradictoirement

    Je viens de lire la réponse de J.Sapir à nos économistes. Elle est cinglante, mais très argumentée. Cela fait longtemps que j'attendais un débat contradictoire sur le sujet. Maintenant on l'a et je souhaite qu'il continue et de façon la plus pédagogique possible. Je suis, comme beaucoup de citoyen, très ignorant en économie, mais je veux comprendre, et je dois reconnaitre que je trouve dans le blogue de J.Sapir, des éléments de compréhension que je n'ai pas encore trouvé dans le parti. Il faut que le parti comprenne qu'on a vraiment besoin de cela.

    Pour les curieux : Le blogue de J. Sapir : http://russeurope.hypotheses.org/

    Le blogue que j'anime et qui a un sous-titre "blogue citoyen pour essayer de comprendre où va le monde": http://echosdeladour.fr

    Par YVES CASTAY, le 16 June 2013 à 22:39.

  • La France aurait effectivement besoin d'une dévaluation du franc

    Les arguments économiques des économistes du PCF ne sont guère convaincants.

    Dans un note récente, l'économiste Patrick Artus raconte exactement l'inverse : "La France aurait effectivement besoin d'une dévaluation du franc "

    "une dévaluation du "franc", qui améliorerait la compétitivité, la profitabilité, la capacité à investir. Elle bénéficierait de plus de la forte élasticité-prix des exportations de la France et du fait que la France a une dette extérieure nette."

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=70115

    Par Coma81, le 16 June 2013 à 21:49.

  • Mauvaise foi ou incompétence ?

    Manifestement vos arguments ne font pas l'unanimité....

    Je serai très intéressé de connaitre votre réaction à la réponse de M Sapir qui me parait très convaincant

    http://www.marianne.net/russe-europe/Quand-la-mauvaise-foi-remplace-l-ec...

    Par Eric T, le 16 June 2013 à 18:03.

  • Ce texte est un bel hommage à

    Ce texte est un bel hommage à Hollande et aux socialistes : ceux-ci répètent qu'ils sont engagés dans un bras de fer à long terme avec l'Allemagne dans le but de "réorienter la construction européenne". C'est exactement ce que se propose ce texte.

    Rappelons que le gouvernement français joue serré car les allemands menacent - par l'intermédiaire de la cour de Karlsruhe et de la bundesbank- de quitter la zone si la politique monétaire ne leurs conviennent pas.

    L'euro est et sera allemand ou ne sera plus.

    Faut-il rappeler aux économistes du PCF dans quelle situation horrible se trouve le sud de l'europe ?

    Faut-il leur rappeler que face à cette situation, la seule chose qu'a trouvé de mieux à faire les pays du nord est de baisser - pour la première fois depuis 1979 - le budget européen ?

    Dans les pays en crise, dont la france, la gauche joue sa crédibilité et sa survie sur la question de l'euro. Elle doit trancher et appeler à retrouver la souveraineté monétaire.

    Prétendre le contraire, est une stratégie rhétorique visant à fuir son principe de responsabilité, et se condamner à la marginalité politique.

    Par Coma81, le 16 June 2013 à 16:23.