Economie et Politique - Revue marxiste d'économie

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Synthèse de l'assemblée générale de la section de Vitry - 94

 
 
 
 

Synthèse de l'assemblée générale de la section de Vitry - 94

le 20 mai 2011

Globalement comme l’intervention le souligne, les camarades sont d’accord :

  • Avec l’analyse de la situation politique à l’issue des cantonales : situation exceptionnelle et inédite due à l’abstention, au FN, à l’absence de dynamique pour la gauche ;
  • Avec l’appréciation d’un ancrage de la stratégie de rassemblement Front de gauche ;
  • Avec celle concernant l’atout du militantisme de proximité dont les communistes sont acteurs et moteurs ;
  • Avec l’atout que constitue l’implantation territoriale d’élus communistes.
  Les questionnements, analyses, critiques, enrichissements, accords et désaccords portent donc sur le comment faire et la proposition de démarche et surtout de candidature faite par Pierre Laurent.   Remarques : un compte-rendu d’Assemblée générale retranscris l’ait de celles et ceux qui s’expriment bien sûr, aussi il est important de tenir compte des silencieux aux Assemblées générales qui, par contre, parlent et donnent leur avis au lendemain des réunions en dialogue ou dans des débat de groupes restreints. Ainsi, si seulement 2 camarades à chaque assemblée générale ont approuvé le choix JL Mélenchon, ils sont plus nombreux à l’accepter. Un argument prime chez tous : la peur de briser la dynamique de rassemblement du Front de gauche (tétanisés par l’expérience des collectifs). Une seconde crainte existe : elle concerne la volonté de ne pas briser l’unité des communistes retrouvée lors des cantonales notamment. Ce qui explique, à mon avis, l’envie de débats qui affrontent la complexité de la période, le besoin d’aller au bout des choses.   Les sujets d’interventions du l’assemblée générale du 28 avril A propos de la campagne de 2012 La lutte des classes est toujours d’actualité. 9 millions d’ouvriers. Avec les campagnes c’est 51% de la population qui est « classes populaires ». 51% productifs de richesses, il s’agit donc de montrer que c’est cela qui permet à l’aristocratie financière et au CAC 40 d’exister. 3 défis importants
  1. Eradiquer l’insécurité sociale en construisant la sécurité à partir du travail.
Parler de la situation du salariat… on en revient au louage comme au moyen-âge. Démonter toute la stratégie qui travaille les divisions à partir du registre des peurs.  
  1. Conversion écologique de nos sociétés. Agir pour réduire les inégalités. Réduire les atteintes à l’environnement et améliorer la qualité de la vie de TOUS les gens, singulièrement de celles et ceux qui subissent le plus la crise.
 
  1. Libération de la parole des individus. Via internet – socialisation permise par les échanges d’expériences et les insatisfactions, construire une cité vigilante face aux atteintes aux libertés.
  A propos du Programme Populaire Partagé Les propositions du Programme Populaire Partagé dans le moment présent sont-elles satisfaisantes ? Il faut qu’elles portent notre indignation. Il nous faut faire avancer les consciences sur le niveau des enjeux et des contenus. Avoir de l’ambition et oser reparler des nationalisations comme celles des banques et des assurances. Mettre en avant un changement de société, une révolution citoyenne. Pour cela, avoir une intervention qui permette l’intervention POLITIQUE (pas que revendicative, voire syndicale) des citoyens. Nous avons beaucoup de propositions qui font conglomérat. Elles ne sont pas, du coup, crédibles dans le cadre d’une société capitaliste. Etre donc au niveau des changements nécessaires.   A propos de la gauche L’enjeu est de battre la droite et l’extrême droite, créer les conditions qui répondent aux besoins des gens. Il serait dangereux de mener une campagne contre le PS. Les gens veulent le rassemblement et l’union de toute la gauche. Il nous appartient de créer les conditions d’un vrai changement de politique et développer avant et après la présidentielle le mouvement populaire. PS/EELV travaillent un contrat de gouvernement, et nous ? La division de la gauche n’est pas fatale mais on fait quoi ? Comment ? Sur quoi ? Est-ce que nous participons au gouvernement ? Sur quelle base ? Quel accord avec le PS ? L’accord global alors serait un accord de gauche. Peut-il aller jusqu’aux municipales ? Dans le Val-de-Marne qui a gagné ? : le rassemblement Il est bien pensant de dire candidature unique de la gauche : ça ne se passe pas.   Choisir la candidature
  • Nous sommes dans une société de l’image, c’est la télé (les médias) qui fait l’image. Cela implique de créer un rapport de force avec les citoyens.
Quelques points forts pour battre la droite sont nécessaires. Quelques réponses à travailler à partir des questions probables : - Est-ce que nous irons au gouvernement ? - Sur quelle base ? - J’aimerai voter pour – si au 2ème tour c’est Marine Le Pen/Sarkozy je n’ai pas de candidat   Quel candidat Un candidat qui représente les communistes. Un candidat porteur d’une politique d’union au-delà du Front de gauche, y compris le PS (Front populaire). Avec les présidentielles nous entrons dans l’œil du cyclone. Trois questions :
  • Celle posée du PCF
  • Celle posée du Front de gauche
  • Celle du choix de la personne
  La stratégie du Front de gauche mérite d’être amplifiée, ce qui appelle un candidat du Front de gauche qui porte une vision du Front de gauche. Le candidat doit défendre des objectifs de luttes et de programme. Un candidat du mouvement social ? Le « Nous n’avons pas à nous laisser manipuler par les décisions du PG et du GU » coexiste avec « je ne veux pas recommencer comme avant ». On nous attend sur des problèmes concrets, sur les salaires nous ne sommes pas assez à offensive. Pourquoi pas une augmentation des salaires à 2 chiffres comme celle des dividendes. Mélenchon, Chassaigne – Je ne sais pas qui est le mieux placé pour représenter le Front de gauche. N’apparaissons pas, comme les autres, plus intéressés aux candidats qu’aux problèmes des gens.   La candidature d’André Chassaigne La candidature d’André Chassaigne répond à ce que j’attends du Front de gauche. Si c’est lui, c’est l’explosion du Front de gauche nous dit-on, on sera encore les vilains diviseurs. Comment ne pas être pieds et poings liés ? Chassaigne, rien contre, mais pas ouvrir le risque d’un éclatement du Front de gauche.   La candidature de Jean-Luc Mélenchon
  1. Les avis favorables à cette candidature expriment les motivations suivantes :
« Pour que le parti s’en sorte il faut le Front de gauche ». « Il nous faut aller vers un peu de succès comme aux cantonales. Le Front de gauche a convaincu. C’est magique avec le Front de gauche c’est l’unité ». «  A l’intérieur du Front de gauche on ne risque pas de perdre notre personnalité puisque c’est nous qui fournissons le gros travail. C’est différent de l’union de la gauche ».   « Aux présidentielles c’est plus le langage qui plait aux gens et dans ce cadre un très bon candidat peut être disqualifié ».   « On a pas grand-chose à perdre ».   « Lui, c’est une personnalité médiatique. Nous, c’est le nombre et le dévouement ».   JL Mélenchon parce qu’il est capable JL Mélenchon par pragmatisme Quelques uns se disent « méfiants sans être opposés » « mitigés car tout n’est pas à jeter » « on a de tristes expériences seuls ».  
  1. Les avis défavorables à cette candidature expriment les motivations suivantes :
« Je ne voterai pas pour Mélenchon même si c’est un bon orateur. Mon a priori positif (NON au traité) au fil des mois s’est effiloché, transformé ». Mélenchon est sur le même niveau d’argumentation politique que Marine Le Pen. Ce n’est évidemment pas le même, mais c’est le pendant ». « Pas convaincu par cette candidature pour le Front de gauche. Je suis passé de l’a priori positif moi aussi à l’éloignement de plus en plus au fur et à mesure de ses interventions » : Démagogique Désaccords importants : Péniche au soir des cantonales – Nucléaire – Lybie…

    A propos de cette contribution

    le 20 mai 2011

       

      Extrait

      Globalement comme l’intervention le souligne, les camarades sont d’accord :

      • Avec l’analyse de la situation politique à l’issue des cantonales : situation exceptionnelle et inédite due à l’abstention, au FN, à l’absence de dynamique pour la gauche ;
      • Avec l’appréciation d’un ancrage de la stratégie de rassemblement Front de gauche ;
      • Avec celle concernant l’atout du militantisme de proximité dont les communistes sont acteurs et moteurs ;
      • Avec l’atout que constitue l’implantation territoriale d’élus communistes.
        Les questionnements, analyses, critiques, enrichissements, accords et désaccords portent donc sur le comment faire et la proposition de démarche et surtout de candidature faite par Pierre Laurent.   Remarques : un compte-rendu d’Assemblée générale retranscris l’ait de celles et ceux qui s’expriment bien sûr, aussi il est important de tenir compte des silencieux aux Assemblées générales qui, par contre, parlent et donnent leur avis au lendemain des réunions en dialogue ou dans des débat de groupes restreints. Ainsi, si seulement 2 camarades à chaque assemblée générale ont approuvé le choix JL Mélenchon, ils sont plus nombreux à l’accepter. Un argument prime chez tous : la peur de briser la dynamique de rassemblement du Front de gauche (tétanisés par l’expérience des collectifs). Une seconde crainte existe : elle concerne la volonté de ne pas briser l’unité des communistes retrouvée lors des cantonales notamment. Ce qui explique, à mon avis, l’envie de débats qui affrontent la complexité de la période, le besoin d’aller au bout des choses.   Les sujets d’interventions du l’assemblée générale du 28 avril A propos de la campagne de 2012 La lutte des classes est toujours d’actualité. 9 millions d’ouvriers. Avec les campagnes c’est 51% de la population qui est « classes populaires ». 51% productifs de richesses, il s’agit donc de montrer que c’est cela qui permet à l’aristocratie financière et au CAC 40 d’exister. 3 défis importants
      1. Eradiquer l’insécurité sociale en construisant la sécurité à partir du travail.
      Parler de la situation du salariat… on en revient au louage comme au moyen-âge. Démonter toute la stratégie qui travaille les divisions à partir du registre des peurs.  
      1. Conversion écologique de nos sociétés. Agir pour réduire les inégalités. Réduire les atteintes à l’environnement et améliorer la qualité de la vie de TOUS les gens, singulièrement de celles et ceux qui subissent le plus la crise.
       
      1. Libération de la parole des individus. Via internet – socialisation permise par les échanges d’expériences et les insatisfactions, construire une cité vigilante face aux atteintes aux libertés.
        A propos du Programme Populaire Partagé Les propositions du Programme Populaire Partagé dans le moment présent sont-elles satisfaisantes ? Il faut qu’elles portent notre indignation. Il nous faut faire avancer les consciences sur le niveau des enjeux et des contenus. Avoir de l’ambition et oser reparler des nationalisations comme celles des banques et des assurances. Mettre en avant un changement de société, une révolution citoyenne. Pour cela, avoir une intervention qui permette l’intervention POLITIQUE (pas que revendicative, voire syndicale) des citoyens. Nous avons beaucoup de propositions qui font conglomérat. Elles ne sont pas, du coup, crédibles dans le cadre d’une société capitaliste. Etre donc au niveau des changements nécessaires.   A propos de la gauche L’enjeu est de battre la droite et l’extrême droite, créer les conditions qui répondent aux besoins des gens. Il serait dangereux de mener une campagne contre le PS. Les gens veulent le rassemblement et l’union de toute la gauche. Il nous appartient de créer les conditions d’un vrai changement de politique et développer avant et après la présidentielle le mouvement populaire. PS/EELV travaillent un contrat de gouvernement, et nous ? La division de la gauche n’est pas fatale mais on fait quoi ? Comment ? Sur quoi ? Est-ce que nous participons au gouvernement ? Sur quelle base ? Quel accord avec le PS ? L’accord global alors serait un accord de gauche. Peut-il aller jusqu’aux municipales ? Dans le Val-de-Marne qui a gagné ? : le rassemblement Il est bien pensant de dire candidature unique de la gauche : ça ne se passe pas.   Choisir la candidature
      • Nous sommes dans une société de l’image, c’est la télé (les médias) qui fait l’image. Cela implique de créer un rapport de force avec les citoyens.
      Quelques points forts pour battre la droite sont nécessaires. Quelques réponses à travailler à partir des questions probables : - Est-ce que nous irons au gouvernement ? - Sur quelle base ? - J’aimerai voter pour – si au 2ème tour c’est Marine Le Pen/Sarkozy je n’ai pas de candidat   Quel candidat Un candidat qui représente les communistes. Un candidat porteur d’une politique d’union au-delà du Front de gauche, y compris le PS (Front populaire). Avec les présidentielles nous entrons dans l’œil du cyclone. Trois questions :
      • Celle posée du PCF
      • Celle posée du Front de gauche
      • Celle du choix de la personne
        La stratégie du Front de gauche mérite d’être amplifiée, ce qui appelle un candidat du Front de gauche qui porte une vision du Front de gauche. Le candidat doit défendre des objectifs de luttes et de programme. Un candidat du mouvement social ? Le « Nous n’avons pas à nous laisser manipuler par les décisions du PG et du GU » coexiste avec « je ne veux pas recommencer comme avant ». On nous attend sur des problèmes concrets, sur les salaires nous ne sommes pas assez à offensive. Pourquoi pas une augmentation des salaires à 2 chiffres comme celle des dividendes. Mélenchon, Chassaigne – Je ne sais pas qui est le mieux placé pour représenter le Front de gauche. N’apparaissons pas, comme les autres, plus intéressés aux candidats qu’aux problèmes des gens.   La candidature d’André Chassaigne La candidature d’André Chassaigne répond à ce que j’attends du Front de gauche. Si c’est lui, c’est l’explosion du Front de gauche nous dit-on, on sera encore les vilains diviseurs. Comment ne pas être pieds et poings liés ? Chassaigne, rien contre, mais pas ouvrir le risque d’un éclatement du Front de gauche.   La candidature de Jean-Luc Mélenchon
      1. Les avis favorables à cette candidature expriment les motivations suivantes :
      « Pour que le parti s’en sorte il faut le Front de gauche ». « Il nous faut aller vers un peu de succès comme aux cantonales. Le Front de gauche a convaincu. C’est magique avec le Front de gauche c’est l’unité ». «  A l’intérieur du Front de gauche on ne risque pas de perdre notre personnalité puisque c’est nous qui fournissons le gros travail. C’est différent de l’union de la gauche ».   « Aux présidentielles c’est plus le langage qui plait aux gens et dans ce cadre un très bon candidat peut être disqualifié ».   « On a pas grand-chose à perdre ».   « Lui, c’est une personnalité médiatique. Nous, c’est le nombre et le dévouement ».   JL Mélenchon parce qu’il est capable JL Mélenchon par pragmatisme Quelques uns se disent « méfiants sans être opposés » « mitigés car tout n’est pas à jeter » « on a de tristes expériences seuls ».  
      1. Les avis défavorables à cette candidature expriment les motivations suivantes :
      « Je ne voterai pas pour Mélenchon même si c’est un bon orateur. Mon a priori positif (NON au traité) au fil des mois s’est effiloché, transformé ». Mélenchon est sur le même niveau d’argumentation politique que Marine Le Pen. Ce n’est évidemment pas le même, mais c’est le pendant ». « Pas convaincu par cette candidature pour le Front de gauche. Je suis passé de l’a priori positif moi aussi à l’éloignement de plus en plus au fur et à mesure de ses interventions » : Démagogique Désaccords importants : Péniche au soir des cantonales – Nucléaire – Lybie…

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