Economie et Politique - Revue marxiste d'économie

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Pour des constructions mondiales, européennes et nationales audacieusement novatrices

ar Pl Boccara

 

EDITORIAL

 

 

Le ralentissement de la croissance aux Etats-Unis s’est aggravé et est devenu mond ial au milieu de 2001. L’Union européenne , contra irement à toutes les déclarat ions rassurantes antér ieur es, est sérieu-

sement touchée , tout par ticulièrement sa principale économ ie celle de l’Allema gne. Le Japon cont inue à peiner sans arr iver à relever sa croissance affaissée . Les pays émer gents ralentissent plus ou moins fortement et cer tains comme l’Argent ine, la Turquie, Singapour, sont franchement en récess ion.

 

Crise de la croissance : maturation des antagonismes et potentialités de dépassement

La crise d’éclatement de la suraccumu lation des capitaux réels et financ iers est mond iale, de même qu’en 1991 -1992. Elle atte int par ticulièrement les Etats-Unis et les pays développés à l’opposé de la crise qui avait sur tout concerné les pays émer gents en 1997 –1999. Mais elle frappe désorma is de plein fouet les secteurs les plus modernes des nouvelles techno logies qui avaient fourn i un grand espace de croissance dans les années 1990.

Elle révélerait ainsi la maturat ion de la longue phase de la crise systém ique à l’intér ieur de laquelle se produisent ces crises cycliques intermé diaires (1).

La maturat ion des nouvelles techno logies de la révolution informat ionne lle aura it entra îné dans les années 1990 l’accé rat ion du progrès de la productivité (2) économ isant plus fortement le tra vail direct et les moyens matér iels (incor porant du tra vail). Auss i, finalement , après une cer taine relance de la croissance tirée par les nouvelles productions, surtout aux Etats-Unis, mais ne suppr imant pas le chômage mass if et la précarité dans le monde , on ass iste de nouveau à l’aggravation de l’insuffisance de la deman de. Cela se relie à la recherche exacer bée de la renta bilité financ ière acca parant les profits de la productivité au détr iment du développement suffisant des dépenses pour les populations, non seulement contr e leur deman de mais encor e contr e le développement de leurs capacités productives, face aux exigences de renta bilité des immenses capitaux accumu lés. D’où la relance des licenc iements , du chômage mass if et de la précar isation dans le monde entier.

La révolution monéta ire de décrochement de la monna ie par rappor t à l’or, permettant l’expansion extraor dinaire du dollar, a favorisé auss i une accumu lation financ ière sans précé dent (3).

Mais les excès d’accumu lation réelle, relativement aux capacités de production et de deman de des populations, ont été amplifiés comme jamais par les formidables accumu lations financ ières. D’où, de nouveau, des chutes bours ières par tout , relativement dura bles depuis le printem ps 2000, tout par ticulièrement dans le secteur des nouvelles techno logies.

 

(...) C’est, en définitive , l’insuffisance

du dével opp ement

des populations du mond e entier qui est en caus e (...)

 

Un article PDF, ci-joint, de Paul Boccara