Economie & Politique

Sommaire du numéro de novembre décembre 2007

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Sommaire
le sommaire du N° 6
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Présentation des articles du numéro :

 Editorial

Résister, proposer, rassembler

Alain Obadia

Actualité

Contrat de travail : un accord conforme aux exigences patronales et aux vœux de Sarkozy

Sylvian Chicote

 A l’exception notable de la CGT les syndicats ont donc signé l’accord interprofessionnel sur les contrats de travail. La décision finale, transposition dans la loi, est maintenant entre les mains de Sarkozy qui a mis la pression sur les syndicats en exigeant qu’ils signent une grosse partie du cahier de revendications du Medef sous la menace d’en transcrire la totalité dans une la loi.

 Europe

De la Constitution Giscard au Traité Sarkozy

Rosa Moussaoui

 «Les outils sont exactement les mêmes, seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils». Valéry Giscard d’Estaing, père du projet de Constitution européenne, ne s'y est pas trompé, qui s'est réjoui à maintes reprises de la gémellité entre le texte rejeté en 2005 et le Traité de Lisbonne qui le recycle. Présenté comme le fruit d'un «compromis», d'une «renégociation », voire, selon Nicolas Sarkozy, d'une «prise en compte du non», ce nouveau texte fondamental n'est pas sorti du chapeau du président français.

 Chronique des institutions européennes

Airbus : 2007 ou l’année de tous les paradoxes

Yann Le Pollotec

 Si une figure de la mythologie grecque devait symboliser l’année 2007 pour Airbus et EADS, il faudrait choisir celle du dieu Janus qui avait deux faces.

 Réformes Sarkozy

Une «aumône» pour les salariés, de nouveaux cadeaux pour les patrons

Jean Oullins

 Loin du « choc de confiance » annoncé ou de la promesse, déjà bien lointaine, d’être le président du pouvoir d’achat, les rodomontades sarkoziennes s’échouent sur les réalités économiques et les exigences patronales. Les mesures prises à ce sujet sont marginales voire contreproductives pour le pouvoir d’achat des familles populaires et des classes moyennes. Le gouvernement tente d’endiguer la pression revendicative sur les salaires.

 Retraites des gaziers-électriciens : où en est-on ?

Eric Roulot

 Dans un contexte politique particulièrement défavorable (2) les salariés, avec leurs organisations syndicales, sont parvenus à mettre sur la place publique les exigences sociales du monde du travail.

 La réforme des retraites, une fatalité démographique ?

Frédéric Boccara

 On nous présente une réforme des retraites comme inéluctable du fait des évolutions démographiques. Tels ces médecins de Molière mono-maniaques, disant quelle que soit la maladie : «c’est le poumon vous dis-je», ils avancent toujours la même rengaine «purger, saigner», l’emploi et les dépenses sociales et/ou salariales.

Elections municipales et cantonales

Élargir les marges d’action des élus  et des populations sur l’emploi

Alain Morin

 Les élections du printemps vont se dérouler dans un contexte de montée des difficultés liées à la profondeur de la crise et aux effets des « réformes » régressives passées et en cours. La France est confrontée au retour de l'inflation qui ronge le pouvoir d'achat, à la baisse des créations d'emploi et à sa précarisation, à la crise bancaire et financière qui rend le crédit plus cher et plus rare pour les entreprises, au déficit extérieur massif, aux comptes sociaux dans le rouge.

Dans le même temps, le patronat et le pouvoir mettent en place des « réformes » de régression comme la flexisécurité qui assurera la sécurité des profits en facilitant les licenciements, la flexibilité des salariés. Cela à l'opposé des objectifs convergents de la sécurité sociale professionnelle prônée par la CGT ou de la sécurité d'emploi ou de formation préconisée par le PCF.

Dans ces conditions, l'utilité du vote communiste aux élections cantonales ou pour les listes soutenues par le PCF aux municipales sera reconnue et renforcée si la campagne des candidats traite avec pertinence et avec des propositions concrètes la question centrale et transversale de l'emploi, sa promotion, sa sécurisation et son financement.

Politique/municipales

Gravité des défis pour la gauche et les partis communistes : ambivalences et potentiels

Paul Boccara

 Interview accordé au journal grec Epohi

Protection sociale

 Retraites : toutes dans le collimateur

Catherine Mills

Le 5ème rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR). Comment donner des arguments au gouvernement pour organiser l’« irrésistible ascension » de la durée de cotisation : 41 ans en 2012… et après ?

 Le RSA règlera-t-il le problème des travailleurs pauvres ?

José Caudron

 Le RSA va être expérimenté dans des bassins d’emplois sélectionnés dans une quarantaine de départements, de manière limitée en raison des faibles moyens budgétaires déployés. Le rapport de Martin Hirsch en 2005 (1) estimait le coût des mesures préconisées entre 6 et 8 milliards d'euros, alors que la loi Tepa (Travail, emploi et pouvoir d'achat) adoptée en juillet dernier ne tablait que sur 25 millions d’euros, assortis ensuite d’une rallonge de 10 millions en novembre dans le cadre de la loi de finances 2008. Le dispositif pourrait dans ce cas concerner entre 50 000 et 80 000 allocataires du RMI (sur plus de 1 200 000) et entre 5 000 et 8 000 bénéficiaires de l’allocation parent isolé, soit 90 000 personnes au maximum.

Certains analystes disent en attendre beaucoup, mais d’autres n’y voient qu’une version à peine réaménagée des politiques d’activation des minima sociaux menées depuis une dizaine d’années, en insistant sur de nombreux effets pervers, notamment un encouragement pour les entreprises à poursuivre leurs politiques de bas salaires et une volonté accrue de discrimination entre «pauvres méritants» et «paresseux assistés».

 Les conditions de travail détruisent la santé et la vie des salariés

Jean Magniadas

 Dans la dernière période, on a observé une multiplication des suicides liés au travail dans de grandes entreprises (Renault, Peugeot, EDF et autres). Malgré l'absence de dénombrement statistique, le chiffre d'un suicide par jour a été avancé. Sans être contesté. Cette situation tragique de personnes qui ont préféré en finir avec la vie plutôt que de souffrir au travail a légitimement provoqué une vive émotion qui doit alerter sur la dangerosité des conditions de travail. Il ne faut occulter ni son étendue, ni la profondeur de la dégradation.

Monnaie et finance

Dossier : crise du dollar et besoin de révolution monétaire

Yves Dimicoli

 Avec la persistance et l'extension, à partir des Etats-Unis, de la crise financière des crédits hypothécaires à risque, les fameux «subprimes», et l'accumulation d'indices concordants de ralentissement de la croissance Outre-Atlantique, la chute des cours du dollar s'est brusquement accélérée fin novembre dernier, le billet vert flirtant avec le seuil symbolique de 1,5 dollar pour un euro. Cela s’est produit en liaison avec le fait que le système de banques centrales des Etats-Unis (la FED) était contraint, le 11 décembre 2007, de baisser une nouvelle fois son principal taux directeur de 0,25%, les deux précédents abaissements (18 septembre et 31 octobre) ayant interrompu un cycle de hausses volontairement entamé en juin 2004 pour prévenir toute reprise de l’inflation. Début janvier, le dollar demeurait discuté, alors que repartait vers des sommets le prix du baril de pétrole dont les Etats-Unis sont le premier importateur au monde. Du coup, se repose la question d’une intervention concertée massive des banques centrales sur les marchés de change, ce qui requiert un accord politique entre les Etats concernés, alors même que grandissent les antagonismes internationaux. Fondamentalement, l’hégémonie du dollar comme monnaie commune mondiale est, plus que jamais, en cause avec la nécessité de transformations profondes du système monétaire et financier international.

 

I. Repères sur les dominations du dollar

II. Points d’appui contre les dominations du dollar

III. L’ambivalente évolution de la relation Chine-Etats-Unis

 La croissance très rapide de la Chine demeure en effet très dépendante de la conjoncture des Etats-Unis, pays en direction duquel elle exporte massivement mais qui entend, ce faisant, l’enfermer dans un statut de fournisseur à bas prix relatifs et faible valeur ajoutée, tout en ambitionnant d’exporter plus largement des produits et services à forte valeur ajoutée vers son marché domestique aux potentiels si considérables.

 

Banque du Sud : espoirs et interrogations

Julio C. Gambina

I Le 9 décembre dernier, l’acte fondateur de la Banque du Sud a été signé à Buenos Aires. Sept pays étaient de la partie : l’Argentine, le Venezuela, le Brésil, l’Uruguay, le Paraguay, la Bolivie et l’Equateur. Les deux premiers furent à l’origine de cette initiative, qui s’est étendue par la suite, avec l’espoir que d’autres pays de la Région puissent s’y associer progressivement. Pour l’instant un délai de 60 jours a été fixé pour établir le texte constitutif permettant le fonctionnement opérationnel de cette nouvelle entité financière pour laquelle il existe encore plusieurs incertitudes.

L’idée première est partie de Caracas puis fut reprise par Nestor Kirchner. Il n’est donc pas surprenant que l’acte fondateur ait été souscrit le dernier jour de son mandat à la tête du gouvernement argentin profitant par la même occasion de la présence des autres dirigeants qui assistaient à l’investiture de la nouvelle présidente.

Comprendre /révolution informationnelle

Place du savoir ou révolution informationnelle  et partage de créativité ?

Paul Boccara

Intervention dans le débat sur le thème : «quelle place du savoir dans la société». 16 décembre 2007.

 

 

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