Economie & Politique

Sommaire du numéro de juillet août 2007

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Sommaire
le sommaire du N° 6
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Présentation des articles du numéro :

Editorial

Sécuriser l’emploi ou soutenir la Bourse ?

Par Alain Morin

Actualité

Riposter aux projets d’union sacrée de Sarkozy pour la compétitivité

Par Yves Dimicoli

Sarkozy lance un défi au mouvement syndical et associatif, aux élus, à la société tout entière sur la thématique de sécurisation sociale professionnelle, chère au mouvement syndical, pour intégrer aux exigences de rentabilité financière. On ne saurait se résigner à ce que, face à ses projets, ne s’exprime plus à gauche qu’une présentation sociale libérale de la «fléxisécurité» et une protestation gauchiste velléitaire. Cela invite à développer, dans l’action avec les salariés, le contenu de la maquette pour une proposition de loi de sécurisation de l’emploi et de la formation .

Face à Sarkozy : une initiative nationale de riposte

Par Alain Obadia

Au- delà du rôle joué par les syndicats, la riposte à organiser d’urgence est aussi de nature politique : porter en avant des revendications et agir pour les faire triompher grâce à un rassemblement aussi large et efficace que possible. Cela implique de lier les mobilisations du monde du travail et des couches populaires avec : – d’une part : une argumentation claire et convaincante sur les responsabilités du capital et de la politique du pouvoir, – d’autre part : des propositions alternatives resituées dans une perspective de transformation radicale de la société et faisant sens. Ceci implique enfin un effort de conviction pour montrer la nécessité et l’efficacité du rassemblement des salariés, des exploités et de toutes les victimes de cette société de l’argent roi pour une perspective transformatrice. Evidemment, la réussite de ce processus de riposte suppose aussi une élévation forte de la qualité de la bataille d’idées.

Dossier protection sociale

Le financement de la Sécurité sociale en danger

Par Catherine Mills

Grandes manoeuvres pour préparer la mise en place à marche forcée du programme de casse de la Sécurité sociale de Sarkozy. Le rapport de la commission des affaires sociales du Sénat présidée par Alain Vasselle, sénateur UMP et président de la Mecss (1) , vise à préparer les esprits à la mise en place du programme de Sarkozy dès la loi de financement de la Sécurité sociale qui doit être adoptée à la rentrée. La première partie dresse un constat précis et impitoyable de la question du financement de la protection sociale en pointant notamment le coût et l’inefficacité des exonérations de charges patronales comme la dette de l’État envers la Sécurité sociale. Pourtant, dans sa seconde partie, le rapport Vasselle préconise des mesures drastiques pour les retraites et pour le système de santé, afin d’accompagner la mise en place du programme de Nicolas Sarkozy. Dans ce premier article, nous analysons la crise du financement de la protection sociale tandis que le deuxième article sera consacré aux préconisations du rapport. Dossier protection sociale (suite)

Un tsunami de réformes ultra-libérales contre la Sécurité sociale solidaire

Par Catherine Mills

Le rapport de la Commission des affaires sociales du Sénat de juillet 2007, vise à préparer l’adoption à marche forcée des plans de Sarkozy par le Parlement lors des débats sur la loi de financement de la Sécurité sociale à l’automne. Aussi juge-t- il que l’ampleur du déficit structurel de la Sécurité sociale appelle des réformes radicales structurelles pour un retour pérenne à l’équilibre comptable. Les lois de 2003 sur les retraites et de 2004 sur l’assurance maladie constitueraient des fondations sur lesquelles de nouvelles constructions «plus ambitieuses» doivent être conçues. En tenant compte qu’il n’existe pas de «recette miracle», c’est sur les dépenses que la réflexion doit se porter en priorité…

CONJONCTURE/CRISE FINANCIÈRE

La crise financière de l’été 2007, un révélateur des antagonismes fondamentaux d’un régime économique dominé par la finance

Par Denis Durand

La crise financière déclenchée par la défaillance de fonds spécialisés dans la spéculation sur les crédits immobiliers américains pendant l’été a pris beaucoup d’institutions financières par surprise, et pourtant aucun événement n’avait été davantage prévu et annoncé, tant elle est révélatrice des risques que l’inflation financière fait peser, à court mais surtout à moyen terme sur la prospérité de l’économie mondiale.

Les institutions de la mondialisation en panne de légitimité

Par Jean-Luc Florian

«À mesure que la mondialisation de l'économie se renforce, le besoin d'une action coordonnée des États au niveau international, pour tenter d'en encadrer les dérapages, qu'ils aient pour nom réchauffement climatique, instabilité financière, montée des inégalités internationales, etc., est d'autant plus pressant. Or, c'est justement le moment où les institutions économiques internationales traversent, collectivement, l'une des phases les plus difficiles de leur histoire» écrivait la revue Alternatives économiques à la veille de la crise qui a secoué la planète financière cet été .

La bataille du PCF, des élu(e)s communistes pour une autre utilisation des fonds publics attribués aux entreprises (Première partie)

Par Alain Morin

Seront examinés, dans cette contribution d'Alain Morin, les moyens d'intervention conquis ou restant à conquérir pour les salariés et les populations afin de leur permettre d'intervenir dans les gestions des entreprises, cela à partir des fonds publics dont celles-ci bénéficient. Elle retrace les luttes et les propositions du PCF, des élus communistes et républicains pour de nouveaux droits dans ce domaine. Elle revient sur quelques enseignements liés aux premières expériences de mise en œuvre pratique de contrôle et d'évaluation des fonds publics attribués aux entreprises, les avancées, les limites et les propositions pour leur dépassement.

PROGRAMME SARKOZY

Le capitalisme français et la question universitaire

Par Ivan Lavallée, Olivier Gebührer

La loi que Sarkozy a fait passer précipitamment, et en force concernant l’Université Française a été mûrement réfléchie et au plus haut niveau par les cercles dirigeants du capital, français et européen. Le rapport Lévy-Jouyet (1) , commandité par T. Breton, (lequel dès réception s’est empressé de dire que les conclusions dudit rapport serviraient de trame inspiratrice à l’UMP) donne déjà, quasiment, verbatim le contenu de cette loi.

Relever le défi du contrat de travail unique

Par Yves Dimicoli

Nicolas Sarkozy, dans sa campagne pour l’élection présidentielle, avait fait cette promesse : «Pour les futures embauches, nous créerons un contrat de travail unique, plus souple pour les entreprises pour qu’elles soient incitées à embaucher, plus sécurisant pour les salariés, car il sera à durée indéterminé»

C.N.E. : la lutte paye

Y. D.

Budget : Fausses promesses et vrais engagements de Sarkozy

Y. D.

Avant de rencontrer les ministres des finances de la zone euro, le 9 juillet dernier, N. Sarkozy avait promis…

Mondialisation et migrations internationales

Bonnes feuilles sont extraites de l’ouvrage de Jean MAGNIADAS, économiste et syndicaliste qui sous le titre Migrations et Mondialisation, paraît aux Editions du Temps des Cerises, dans la Collection «Espère», dirigée par Paul BOCCARA et Catherine MILLS.

CHRONIQUE DES INSTITUTIONS EUROPÉENNES

Changements climatiques et emploi : Un enjeu crucial pour l’Europe

Par Yann Le Pollotec

EUROPE

Die Linke : dynamique et fragilités d’un modèle pour... l’Allemagne

Par Bruno Odent

La naissance de Die Linke (la gauche) le 16 juin dernier, constitue un événement très important en Europe. Elle exprime la montée du besoin de rupture avec les politiques néolibérales conduites par Berlin et les différents gouvernements de l’UE. Ce qui fait du nouveau venu, dont l’identité et le programme sont toujours en gestation, l’objet de toutes les sollicitudes: des attaques en règle naturellement des milieux qui entendent parer à la moindre tentative de sortir de la pensée unique libérale ou des pressions plus biaisées s’efforçant de récupérer ou de dévoyer les aspirations croissantes à une alternative.

ENTREPRISES

Les cadres face au néo-libéralisme : entre acceptation et critique

Par Gaëtan Flocco

Qu’en est-il des cadres d’entreprise confrontés aux exigences des actionnaires, aux fusions acquisitions, aux réductions d’effectifs et autres restructurations ? Comment perçoivent-ils l’orientation actuelle de l’économie ? Y souscrivent-ils pleinement ou bien à l’inverse, la contestent-ils dans son ensemble ?

EADS et AIRBUS : six ans de gestion libérale, un échec qui appelle une autre logique pour toute la filière aéronautique

par Daniel Le Bris

S’il est un dossier industriel et social qui mobilise l’opinion publique, c’est bien celui de l’aéronautique et du spatial, tant celui-ci est inscrit dans les consciences comme un axe majeur de notre industrie, porté par les succès technologiques d’ARIANE, d’AIRBUS, voire de DASSAULT. Quant au mythique CONCORDE, il représentera encore longtemps la part de rêve et d’enthousiasme que suscitent les perspectives aéronautiques.

Le monde des Télécoms miné par la réglementation et la finance. De nouvelles pistes à inventer

ParJean-Michel Gaveau

Le secteur des télécoms, pourtant en pleine croissance, souffre d’une régulation incapable de répondre aux besoins élémentaires exprimés comme la couverture fixe et mobile uniforme du territoire, des tarifications transparentes. L’exemple le plus démonstratif est celui de la mise en concurrence des services de renseignements téléphoniques. Plus sournois est l’obstacle que crée le régulateur pour la construction d’un réseau Fibre optique unique jusqu’à l’abonné, estimant qu’elle remettrait en cause le dogme de la «concurrence libre et non faussée». Le monde des télécoms, c’est aussi un secteur miné par les exigences de rentabilité financière et de rémunération du capital à l’exemple de France Télécom mais aussi de l’ensemble des opérateurs et équipementiers. De formidables opportunités sont ainsi gâchées, les innovations n’étant portées que sur les seules activités à valeur ajoutée et ne nécessitant qu’un investissement sans risque. Un groupe de travail mis en place par le gouvernement après le plan social chez Alcatel-Lucent préconise seize pistes d’actions. Elles ne suffiront pas à sortir le secteur télécom de la neurasthénie si on ne s’attaque pas aux véritables causes : la réglementation, la financiarisation.


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