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Croissance américaine contre reste du monde

la chronique 
économique de pierre 
ivorra Les États-Unis portent une responsabilité écrasante à défaut d’être unique dans la crise qui secoue le monde depuis la fin des années 1960 et qui a pris une tournure paroxystique depuis 2007-2008.
 

Les États-Unis portent une responsabilité écrasante à défaut d’être unique dans la crise qui secoue le monde depuis la fin des années 1960 et qui a pris une tournure paroxystique depuis 2007-2008. Une responsabilité telle que cette crise systémique de longue durée peut être qualifiée à la fois de crise du capitalisme financiarisé et mondialisé et de crise de la domination mondiale exercée par l’impérialisme américain depuis 1945. Les soubresauts de la planète ces dernières années témoignent à la fois de cet affaiblissement et de la volonté des dirigeants politiques et économiques des États-Unis de l’enrayer en adoptant des mesures qui, paradoxalement, ne font que l’accentuer. L’impérialisme américain est en crise et pourtant ce sont les États-Unis qui semblent actuellement tirer le moins mal leur épingle du jeu parmi toutes les grandes zones économiques mondiales. Au troisième trimestre de cette année, la croissance y a progressé de 3,5 % en rythme annuel après 4,6 % au deuxième. Par ailleurs, ils sont parvenus à faire reculer le chômage, même si ce reflux est en partie dû au retrait de demandeurs d’emploi ayant renoncé à chercher du travail. À l’opposé de ces rebonds, les pays de la zone euro continuent de stagner, l’Allemagne elle-même est au bord de la récession. L’Europe est menacée de déflation, c’est-à-dire d’une baisse simultanée des prix, de la croissance, des salaires et de la valeur des actifs. À l’Est, l’économie chinoise, menacée notamment par une bulle spéculative immobilière et bancaire, a tendance à s’essouffler, et celle du Japon semble à nouveau retomber dans le trou dont elle a eu du mal à sortir. On pourrait croire ainsi que le monde marche sur la tête puisque le premier responsable des difficultés rencontrées par l’humanité danse au-dessus du volcan. Mais il ne faut pas se fier aux apparences. Ce décalage entre la situation des États-Unis et celle du reste du monde témoigne en lui-même de la gravité de la crise. Pour une bonne part, le regain états-unien est dû à la politique de la banque centrale, la Fed, qui a soutenu à bout de bras les dépenses publiques et l’économie du pays en rachetant des montagnes de titres du Trésor. Mais cette politique n’a aussi été possible que parce que le reste du monde a accepté les dollars émis « en veux-tu en voilà » par les États-Unis pour faire face à leurs déficits. Leurs créanciers, notamment chinois, ont soutenu la croissance américaine de fait en rachetant des titres de la dette publique américaine. Mais jusqu’à quand un système aussi boiteux continuera-t-il à fonctionner ? Telle est la question. Jusqu’à quand un système aussi boiteux continuera-t-il à fonctionner ?

 

Mercredi, 5 Novembre, 2014
L'Humanité

 

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