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En finir avec l’assistanat du capital

La chronique économique de Pierre Ivorra " L'entreprise Picard donne une illustration parfaite de la financiarisation de l'économie française".
 

Il vient d’être annoncé qu’Aryzta, spécialiste helvético-irlandais de la boulangerie surgelée, allait prendre 49 % du capital de Picard au prix de 447 millions d’euros. Le fonds Lion Capital, actuel propriétaire du groupe français, devrait céder le reste des titres au bout de 3 à 5 ans. L’ensemble de la transaction est évalué à environ 910 millions d’euros, plus la reprise des importantes dettes de Picard, soit un total de 2,25 milliards d’euros.

Picard est une entreprise fondée en 1906, devenue le leader français du surgelé. Elle a souvent changé de propriétaire et donne une illustration parfaite de la financiarisation de l’économie française. Elle a appartenu au groupe Carrefour de 1994 à 2001 qui l’a cédée au fonds d’investissement britannique Candover qui l’a lui-même revendue à son compatriote BC Partners qui ne l’a gardée que six  ans avant de la revendre à un troisième fonds british, Lion Capital. À chaque fois l’acquéreur a racheté le distributeur afin de réaliser une solide plus-value. C’est ainsi que Lion Capital a payé 1,5 milliard d’euros pour s’offrir Picard et espère tirer bien plus de l’opération.

La technique financière utilisée pour réaliser ces rachats s’appelle le leverage buy out, LBO. Elle permet d’acheter une entreprise sans avoir à la payer avec ses propres deniers. L’acheteur contracte un prêt bancaire ou émet des obligations et rembourse sa dette grâce aux dividendes versés par l’entreprise rachetée. Pour parvenir à ses fins, il n’hésite pas le plus souvent à faire cracher du cash à la bête au détriment de l’entreprise et de ses salariés. C’est ainsi que ces dernières années les horaires d’ouverture des magasins Picard ont été élargis sans personnel supplémentaire, qu’il a été exigé des employés toujours plus de polyvalence et de disponibilité sans procéder pour autant à des augmentations de salaire.

Le comble est que ce pillage est effectué sous assistance publique puisque la loi permet à l’acquéreur de déduire les intérêts des emprunts contractés. C’est notamment pour cette raison que, lors de la campagne de la présidentielle de 2012, François Hollande a indiqué qu’il supprimerait ou en tout cas qu’il réduirait l’avantage dont bénéficient les LBO. Peu après son élection il a annoncé que, finalement, il n’y toucherait pas.

Il faut pourtant mettre un terme à cet assistanat et surtout transformer radicalement le mode de financement des rachats d’entreprises, établir une sélectivité des prêts en fonction des critères avancés par les acquéreurs et des engagements pris, de façon à faire cracher les affairistes de tout poil.

 

Publié Mercredi, 8 Avril, 2015 dans L'Humanité

 

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