Economie et Politique - Revue marxiste d'économie

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CN du 15/10/2014 - Discussion

 
 

Conseil national – 15 octobre 2014 - Discussion

 

François Auguste – Isère

Impossible de traiter en soi la réforme territoriale, indépendamment de la monarchisation absolue de notre vie politique et institutionnelle et donc de l'enjeu d'une VIe République

C'est notre système démocratique qui est attaqué.

L'exercice autoritaire du pouvoir d'État par un seul homme et l'exercice du pouvoir dans les territoires par des potentats locaux relève de la même politique, de la même dérive.

Combattre la réforme exiger des référendums.

Proposer une réforme alternative des collectivités : participation citoyenne, coopérations , réforme fiscale, recul des inégalités.

Faire le lien entre réforme des collectivités et VIe République.

La VIe République de quoi parle-t-on ? De la démocratie, de souveraineté populaire Ce n'est pas un combat secondaire ni même second. C'est un combat de tout premier plan, pas avant tout un combat institutionnel même si la réforme des institutions en fait partie. Ce qui est neuf : la place première accordée aux citoyens. Je soutiens la proposition d'actualiser notre projet en l'appelant pour une VIe République citoyenne.

 

Isabelle Mathurin – Paris

Allier la réflexion sur la réforme territoriale avec celle menée sur la VIe République. Promouvoir de nouvelles pratiques démocratiques comme partie intégrante de notre conception de la VIe République (assemblées citoyennes et ateliers législatifs). Exemple de l'action engagée par « convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics » qui réunit syndicats, collectifs de défense des services publics et partis politiques, pour une manifestation à Guéret au printemps prochain.

 

Yves Dimicoli – Paris

Changer le rapport des entreprises à la société est au cœur de la riposte à apporter à la réforme territoriale. Pour les cantonales visons de larges alliances à gauche bien en prise sur les besoins locaux, pour résister à ce projet qui permettrait aux grandes entreprises de mieux ratisser les ressources et accroîtrait la part des richesses allant aux prélèvements financiers, au coût du capital, contre les services publics. Donc pas d'accord avec J-L Mélenchon qui relativise cet enjeu puisque l'entreprise n'est plus « le lieu de socialisation politique » ! Or, 90 % de la population active est faite de gens qui n'ont que leur force de travail à vendre aux entreprises pour vivre et Valls vise une union sacrée au nom de l'entreprise pour la rentabilité financière. Pour J-L Mélenchon, il faut dépasser le clivage « gauche-droite » alors même que Hollande, pour le dépasser, mène une politique de droite poussant l’électorat de gauche à l’abstention et nombre d'électeurs de droite à voter Le Pen. J-L Mélenchon met en demeure d'ignorer que, au-delà du Front de gauche, des forces de gauche (socialistes, verts..,) protestent. Sectaire, sa position abandonne tous les fondamentaux et les leviers du combat révolutionnaire moderne, avec la promesse d'une VIe République coupée des enjeux d'émancipation sociale. Il faut au contraire affirmer nos fondamentaux et leur donner vie dans nos propositions précises de relance sociale et écologique.

 

Pascale Soulard – Sarthe

Utiles ou pas, les élus communistes dans nos collectivités ? Au regard de ce qu'apporte un, une élue, communiste, nos valeurs, nos volontés de vouloir répondre aux immenses défis de notre époque par l'émancipation de tous... Est-il juste d'entendre que : « Quelques élus communistes seraient noyés dans des majorités et ne changeraient pas les choses » ; limite si : « ils ne seraient pas traîtres à la classe ouvrière » lorsque la majorité est socialiste. Au Mans, 7 communistes ont été élus sur la liste « PS » sans l'assentiment de la section, la liste FG frôlant les 10 % a refusé de fusionner, souhaitant rester une opposition dans la majorité et ont refusé la liste d'union au risque de faire basculer la ville à droite. La section a décidé de suspendre les droits des élus et de ceux qui les ont soutenus… La situation prend des proportions loin de nos valeurs, touchant même l'intégrité de nos camarades. Voici ce à quoi conduit l'impossible réflexion commune, l'impossible partage.

 

Christian Favier – Val-de-Marne

La lutte contre l'austérité, le rejet de la réforme territoriale, la défense des services publics et de la démocratie locale seront au cœur des enjeux des prochaines élections cantonales. Le rassemblement à construire pour battre la droite et l'extrême droite doit se faire dans la clarté en évitant toute combinaison de sommet qui ne ferait que renforcer le rejet de la politique et nourrir l'abstention. Cette clarté n'est pas une marque de sectarisme mais de respect des citoyens.

 

Martine Perez – Aveyron

Ne pas écarter le contexte économique et social. Tenir compte du contexte politique PS : nouvelle composante de la droite. Le PS nous entraîne dans la dégringolade. Être clair et cohérent pour les élections cantonales et régionales. Notre démarche devra être partout la même. Prendre exemple sur la victoire du non en 2005. Un contenu, des propositions antilibérales, ce qui rend incompatible tout accord avec les forces du gouvernement. Une volonté : rassembler. Favoriser l'intervention citoyenne. VIe République : pourquoi frilosité face à l'initiative de Mélenchon. Ne pas remettre en cause l'atout du FG. L'union de la gauche ou la gauche plurielle n'existent plus car nos partenaires d'alors plus de gauche. Tenons le combat de l'union sur les valeurs de gauche.

 

Jean-François Téaldi – Alpes-Maritimes

Pour les élections départementales on ne peut dire qu'il faut mener une campagne nationale qui servira de révélateur politique et envisager "d'éventuels accords départementaux entre formations" ou "de possibles accords de réciprocité", sous entendu avec le PS ! Ce serait incompréhensible pour les électeurs, suicidaire pour le FG. Aucun accord, même dans les territoires, n'est possible avec le PS qui casse les services publics. Pour le second tour en cas de duel droite/FN, s'il est hors de question d'appeler à voter pour la droite, nous devrons tout faire pour empêcher le FN d'accéder aux Assemblées, mais pour cela dès avant le premier tour nous devrons concentrer nos attaques sur son programme de répression économique, social et démocratique, à l'opposé des intérêts des couches populaires et des salariés.

 

Gisèle Malaval – Aube

A l'occasion de la journée de refus de la misère, nous devrions nous intéresser aux préjugés (s'appuyer sur les aphorismes de l'affiche ATD) liés à la pauvreté qui permettent aux libéraux et aux capitalistes de criminaliser les pauvres (travailleurs pauvres + chômeurs : 11,6 millions) de manière à faire payer les conséquences de la crise par les plus fragiles et à avoir l'assentiment, pour cette entreprise, de la majorité de nos concitoyens. Il est urgent de s'appuyer sur chaque préjugé pour en démasquer l'imposture. C'est un préalable nécessaire à la campagne sur la VIe République.

 

Jean-Marc Durand – Drôme

Parler de la réforme territoriale, c’est commencer par faire un bilan des évolutions institutionnelles et budgétaires des collectivités territoriales lors de ces dernières années, dont l’objectif est d’adapter les territoires et leur population aux exigences du marché. C’est-à-dire mettre l’Etat au service des grands groupes et de la finance, tout en réduisant la part des prélèvements publics et sociaux sur la valeur ajoutée pour augmenter le profit. Combattre ces choix passe par une bataille sur les moyens de financement, fiscalité et politique du crédit. C’est également conforter les lieux de prise de décisions de proximité (la commune) et travailler autrement les outils de solidarité et de coopération entre les territoires. Ces questions seront au cœur des prochaines élections départementales et devront constituer le socle de projets locaux communs dans une démarche de large rassemblement à gauche pour élire un maximum de candidates et candidats communistes et barrer la route à la droite et à l’extrême droite.

 

Béatrice Lejarre – Bas-Rhin

La droite mène une offensive de très grande envergure pour mettre au centre du débat le Conseil unique d'Alsace refusé par les Alsacien-ne-s lors du référendum de 2013. Nos axes politiques - défense des départements et communes, référendum, construction d'une VIe République- sont politiquement très justes. Mais il faut bien veiller à ne pas apparaître comme partisans d'un statu quo renvoyant à plus tard les solutions en matière d'organisation territoriale. Il est indispensable de rendre nos propositions plus tangibles et de dégager des pistes plus concrètes, tout en travaillant à notre projet, pour une VIe République citoyenne. Derrière l'opération politique « Alsace unie », il y a en fait un projet visant à constituer une région transfrontalière (pays du Rhin supérieur) qui ouvrirait la porte à une casse du cadre national, du Code du travail...

 

Dominique Adenot – Val-de-Marne

Ce sont bien 28 milliards qui sont retirés par l'austérité gouvernementale aux collectivités entre 2013 et 2017 ! Cela va avec la réforme territoriale : moins d'action publique, les finances sont mobilisées vers les pôles d'affaires. Et surtout moins d'assemblées élues et l'éloignement des citoyens. La préfiguration de la métropole de Paris l'illustre : aux 94 % d'élus qui exigent un nouveau débat pour amender la loi d'affirmation des métropoles, le Premier ministre répond qu'il en tient compte, mais pour proposer aussitôt d'y aller à petits pas... et de reprendre l'offensive pour la suppression des départements de petite couronne et la maîtrise par l'État de l'aménagement des pôles de développement métropolitains ! Pour les cantonales, en conséquence, la bataille devra être celle du rassemblement de tous ceux qui ne se retrouvent plus dans la politique gouvernementale pour construire une alternative populaire à l'austérité, et dans une dynamique nationale qui n'empêche pas de réfléchir à quelques endroits pour ne pas laisser la droite et l'extrême droite seules présentes au 2e tour.

 

Caroline Pottier – Vendée

Le gouvernement ne fait pas que de la réforme, il construit un véritable projet de société. Une société libérale, profondément injuste, de mise en concurrence des territoires et des populations. Nous sommes arrivés à la fin d’un cycle pour la gauche et au commencement d’un nouveau. Il n’est plus temps de faire des constats, de ressasser les choix des municipales, plus temps de laisser une poignée de dirigeants s’approprier le FG qui n’appartient qu’à ses militants au service du peuple. Les modèles d’actions n’existent plus, ils sont remplacés aujourd’hui par des expériences citoyennes. Un monde nouveau se construit et nous devons en être. Nous avons mobilisé, en Vendée, lors des dernières municipales 500 personnes, dont 80 à 100 communistes sur des listes FG avec une moyenne de 8%. C’est avec ces citoyens que se construit le rassemblement, c’est d’abord eux que nous fédérons sur de l’ambition et de l’action. C’est à partir de la convergence des luttes, et de l’exigence d’un autre projet de société, que le rassemblement pourra se faire et que les stratégies se décideront avec les militants politiques, citoyens, associatifs et syndicaux.

 

Francis Parny – Val-d'Oise

Il faut à la fois rassembler contre l'austérité et construire une alternative à une politique qui est néolibérale, tant le pouvoir sert les intérêts du MEDEF. Dès aujourd'hui, la présence d'un-e candidat-e portant un projet de transformation sociale en 2017 est posée. PCF et FG peuvent porter cette alternative avec ceux qui refusent de penser l'avenir de notre pays au travers d'une gauche dominée par un PS hégémonique.

 

Laurence Zaderatzky – Pas-de-Calais

Nous plaçons l'égalité et la démocratie au cœur de notre projet et de nos actions. Accordons-nous la même attention au droit au logement ? Un constat : près de 10 millions de personnes sont aujourd'hui mal logées. Après le hold-up sur le 1%logement du livret A, le gel des APL ; les annonces de Valls au congrès USH sont révoltantes : encadrement des loyers enterré, toujours le tous propriétaires et le logement à loyer modéré ghettoïsé. Avec tous les acteurs de l'habitat, nous pouvons réfléchir et imaginer un service public de l'habitat, une maîtrise publique du foncier ; c'est un espace de citoyenneté et de démocratie à conquérir. De novembre à décembre 2014, vont avoir lieu les élections des représentants de locataires, sans aucune campagne nationale, ni publicité, nous pouvons les mettre en lumière et nous mobiliser.

 

Yann Le Pollotec – Seine-Saint-Denis

Pour ces élections, avec le chaos qui règne dans les têtes et dans le pays, avec des électeurs qui pensent à plus de 57% que ce qui les divise est plus fort que ce qui les rassemble, il faut avant tout reconstruire du sens politique. Si on ne reconstruit pas du sens politique, un récit collectif où chacun se sente partie prenante, aucune stratégie politique quelle qu'elle soit ne pourra résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés. Les gens sont saturés de stratégie politique et pensent que les politiques ne s’occupent que de leurs problèmes à eux et pas des leurs. Il nous faut à cette élection parler la France au sens de ma France de Ferrat.

 

Daniel Cirera – Seine-Saint-Denis

Quel message le PCF veut-il adresser au pays, à la hauteur de la gravité de la situation ? Besoin d'une initiative nationale cohérente et visible, – de l'expression médiatique au militant –, d'un appel "grand angle à gauche" qui montre qu'on ne se résigne pas à l'échec, et qu'ensemble on peut faire avancer des choses, au-delà de la colère et de la déception. Partir des contradictions (la gauche française n'est pas celle de Schröder ou Blair) pour poser des objectifs concrets et clairs. Partir du réel. Réforme territoriale et baisse des dotations d'État (cf. PME BTP, associations, services publics) ; contrôle des aides d'État, pour l'emploi; Europe: s'appuyer sur le plan d'investissement de la CES ; la lutte contre les inégalités. Un colonne vertébrale : le redressement national, l'emploi, la justice sociale, la citoyenneté. Un cadre: les valeurs de gauche, de la République.

 

Pascal Savoldelli – Val-de-Marne

Nous devons asseoir toute réflexion sur la réforme territoriale sur deux préalables fondamentaux : Notre approche critique des projets gouvernementaux doit davantage reposer sur une conception et une visée positive et constructive, pour être pleinement lisible et contemporain. Situer les enjeux de la décentralisation, dans un débat plus large sur la conception de l'État et de la société.

La représentation nationale se décline au niveau du Parlement. Mais pas seulement ! Ne faut-il pas considérer dans une République une et indivisible que les élections locales produisent de la représentativité politique au sein de la nation ? N’est-il pas impérieux de construire des objectifs politiques fondés sur des aspirations progressistes, sur une identité transformatrice et sur une construction démocratique ?

Des candidats-e-s de rassemblement et d’union contre l’austérité, pour des solutions alternatives ? Construire dans le canton, le département, un pacte d’engagements contre l’austérité et pour changer la politique actuelle, construits avec les citoyens qui fonde la diversité et la pluralité de la représentativité des forces de gauche et d’acteurs de la société civile dans la construction des binômes et de leurs remplaçants ?

 

Viviane Claux – Oise

Élections départementales : souhait CD 60 d'une campagne claire contre austérité, gouvernement Valls, MEDEF, droite et extrême droite, rejet réforme territoriale ; pour développement services publics et démocratie. Cela serait de nature à rassembler sur nos candidatures. CD demandeur ligne et campagne nationale claire, lisible, cohérente nationalement. Rencontres avec PS qui demande accord global au 1er tour ; avec FG pour candidatures de large rassemblement contre austérité. Nous construisons des rencontres citoyennes et initiatives à partir des préoccupations locales : taxe des ordures ménagères, augmentation prix des cantines, réforme des rythmes scolaires, pouvoir d'achat, contre réforme territoriale, santé, préparation manif départementale fin 2014 ; partie prenante le 15 novembre.

 

Elisabeth Gauthier – Essonne

La période actuelle demande un déploiement de notre stratégie décidée au congrès avec une grande créativité. La question stratégique est au cœur de toutes les recherches dès qu’il s’agit de vouloir bouger. Comment construire dans les confrontations et échéances électorales de façon visible et cohérente le projet de gauche dont on a besoin ? Sans cohérence, nous ne serons ni audibles ni crédibles, ni très mobilisateurs et rassembleurs. Et nous ne saurons créer la dynamique nécessaire pour faire vivre l’alternative face au FN. C’est maintenant qu’il faut construire cette cohérence, cette posture et de façon durable car nous nous devons nous préparer à la déferlante austéritaire qui s’annonce. La manif du 15 tombe bien.  Nous avons la possibilité d’ouvrir partout des espaces de discussion, d’action avec des gens de sensibilité FG et au-delà, et pouvons construire des candidatures aux cantonales dans de tels cadres.

 

Vincent Bony – Loire

En nous appuyant sur le bilan des élus sortants nous pouvons lancer un appel à construire des candidatures « Tous ensemble contre l'austérité » pour s'opposer à la politique gouvernementale et faire vivre une politique départementale progressiste. Nos candidatures rassembleuses, offensives s'appuieront sur le PCF, le FG, les acteurs voulant une vraie gauche, voulant témoigner de leur combat social et citoyen. Cela n'empêche pas une intelligence de la carte cantonale avec d'autres forces de gauche. Cette démarche offensive vise aussi à faire mesurer au peuple de gauche qu'un autre choix est possible qui mérite d'être mieux identifié pour être mieux approprié par nos concitoyens. De la démarche « constituante » je ne retiens que la notion de conquête de puissance sociale par le peuple que nous pouvons lier aux indispensables batailles à mener sans attendre dans les entreprises.

 

Alain Obadia – Paris

Je veux insister sur l'importance de la convention pour l'industrie. La nouvelle industrialisation du pays conditionne notre avenir. Possibilité d'ouvrir des perspectives de progrès ou enfoncement dans la régression, tel est l'enjeu. Notre convention avancera des idées novatrices notamment sur la liaison industrie/écologie ou sur les potentialités de la phase nouvelle de la révolution informationnelle. Inscrire la préparation de la convention comme un élément de la préparation de la conférence nationale est essentiel. C'est ainsi que nous assurerons tout à la fois une bonne participation et des débats de grande qualité.

 

Nicolas Garcia – Pyrénées-Orientales

Pour ces élections départementales, il faut réellement demander à nos concitoyens s’ils sont prêts à provoquer le retour de la droite et l’élection de FN, quitte à remettre en cause les maigres avancées mises en œuvre par les Conseils généraux de gauche dans leur département. Selon le choix que nous ferons, nous pouvons contribuer à boucher la perspective politique. Nous pouvons travailler au projet de société avec les gens, créer un large rassemblement de gauche tout en n’apparaissant pas comme jouant la défaite voire le chaos. Pas sûr que l’électorat nous suive dans un référendum pour ou contre Hollande.

 

Alain Janvier – Seine-et-Marne

Le département de Seine-et-Marne a été l'objet d'un régime de « faveur » pour le projet de réforme territoriale : dans les faits, couper en deux le 77, et constituer des super agglomérations. Le projet départemental, présenté par le préfet, est retoqué dans plusieurs agglos à dominante PS, mais où nos élus ont joué tout leur rôle. Par ailleurs, J.-L. Mélenchon a tort de considérer que la socialisation politique n'est plus d'actualité dans les entreprises et lieux de travail. Néanmoins, les difficultés rencontrées invitent à proposer une réflexion collective dans notre parti pour que les appels au renforcement du Parti sur les lieux de travail ne soient pas purement incantatoires.

 

Laurent Péréa – Dordogne

Besoin de redonner du sens à l'espace qu'a caractérisé historiquement la gauche avec un rassemblement de toutes les forces de résistance et de transformation sociale, avec des élus animateurs de la construction politique, impliqués citoyennement. La porte d'entrée de baisse des dotations doit être parlante, par des exemples concrets, pour être entendu sur nos propositions. Besoin aussi, à partir d'une ligne de bataille nationale, que celle des cantonales en cohérence se projette avec les enjeux régionaux en vue des échéances suivantes. Nos initiatives, le tour de France de Pierre peuvent donner de la résonance à notre démarche de rassemblement.

 

Remerciements à Marianne Parmigiani, Marie-Noëlle Postel, Françoise Saint-Hilaire et Jean Youdom.

Il y a actuellement 1 réactions

  • Questionnements et Dem Com

    Suite à ma réaction du dernier CN, voici des précisions et des idées nouvelles qui font liens entre les questionnements exprimés et la Démocratie Communiste.

    D’abord une réaction sur l’ambiance politique actuelle que provoque le gouvernement. Valls souhaite le progressisme, contre le passéisme qui selon lui, serait le socialisme. Il y a perte des valeurs idéologiques et le sens des mots est différent selon le point de vue où chacun se place. Le progressisme c’est aller vers plus et mieux de socialisme, mais en faisant les choses en commun et avec le plus grand nombre, cela s’appelle faire du communisme. Quant à la synthèse du Président, s’il s’agit de garder le mot pour ne point en faire, c’est effectivement un désastre. De plus, soit d’une synthèse on en sort le meilleur et acceptable par tous et la marche en avant peut se poursuivre, soit on recherche des compromis et donc les compromissions et l’électoralisme s’activent et tout reste statique. Pas étonnants que les identités politiques et les valeurs idéologiques soient devenues illisibles. Le socialisme et le communisme sont des valeurs idéologiques étroitement liées et elles sont progressistes. Le tout est de savoir les activer en cohérence. Laissons aux socialistes revoir leur identité. Nous, nous avons mieux à faire, affirmer haut et fort la nôtre. Nous devons tout disséquer pour faire avancer ensemble une vision progressiste pour la marche en avant du socialisme et du communisme pas avec les Partis de Gauche, mais avec tous, à savoir le peuple des prolétaires/citoyens.

    La démocratie libérale conduit inévitablement vers une monarchie qui s’affirme de plus en plus dans notre République, par le simple fait que le potentiel politique de chaque prolétaire et de chaque citoyen est totalement court-circuité et balayé, par les politiques politiciennes et partisanes des Partis politiques et par un capitalisme non maîtrisé par le prolétariat. Si nous voulons produire une politique communiste qui conduit à mieux socialiser la société, nous devons permettre à chacun, d’exprimer et de produire son potentiel politique dans tous les secteurs, à savoir dans les entreprises, dans la citoyenneté dans les syndicats et dans les associations, dans les banques.

    Cette démocratie qui peut et doit se généraliser partout ne peut s’appeler que Démocratie Communiste, car elle permet de mettre en œuvre la mise en cohérence de la politique à partir de ce que veut, dit et pense l’individu. Cette mise en commun va produire de plus en plus de progrès social au fur et à mesure de l’augmentation de l’activité politique et par une politisation de qualité de chacun. Les référendums ne peuvent pas faire reculer les politiques libérales ou social-libérales, la Démocratie Libérale fait barrage. Ce ne sont pas eux qui aujourd’hui feront émerger le socialisme et le communisme. Par contre, ils seront utiles si la Démocratie Communiste s’active correctement, si le temps de réflexion est suffisamment long pour que le résultat corresponde bien à la question ou aux questions posées. C’est l’évolution de la politisation de chacun dans ce qu’il fait socialement et dans ce qu’il produit économiquement, qui donnera des référendums de qualité. Cet apprentissage politique demande du temps, l’essentiel c’est d’avancer aujourd’hui avec nos perspectives communistes claires pour qu’un socialisme associé à lui voit le jour.

    Les plus concernés par la réforme territoriale sont ceux qui sont les plus politisés et qui gravitent autour des élus, mais pas pour la très grande majorité du peuple, il ne se sent absolument pas concerné, il dit : Si ça peut faire des économies ? Comme il ne peut pas mesurer la réalité, il réagit à courte vue. Il ne peut pas en être autrement. Un référendum ne va pas lui permettre, pour autant de voir comment et pourquoi plus on l’éloigne de l’élu, plus on fait régresser la Démocratie et qui permet aux dominations financières de poursuivre leurs petites affaires. C’est la verticalité de la politique du haut vers le bas qui conduit avec le régime des partis, provoque toujours plus, de dépolitisation du peuple. Sa souveraineté c’est d’abord de partir de la politisation de chacun, celle du citoyen et du prolétaire. Et comme on est à la fois prolétaire et citoyen, c’est ainsi que se constituera une politique homogène et cohérente, pour non seulement maîtriser le capitalisme, mais le transformer, jusqu’à rendre utiles les énormes capitaux qui s’évaporent dans la corruption, le trafic d’armes, de drogues, de prostitutions, l’évasion fiscale, et qui vont se ressourcer là où ils sont le plus rentable, c’est ainsi que tout l’économie se déstabilise, que les besoins humains ne peuvent pas être satisfaits et que la protection de la planète ne peut pas se faire. Ce n’est pas parce que le capitalisme court au désastre qu’il ne faut pas en ramasser tout ce qui peut l’être pour tout reconstruire autrement.

    Construire partout des convergences politiques sociales et économiques entre syndicat, associations locales, associations de citoyens pour qu’elles prennent de l’envergure, de l’ampleur et du poids politique, il faut que la Démocratie Communiste s’active correctement. C’est elle qui permet justement de désigner des responsables par reconnaissance, pour les missionner dans les instances supérieures et défendre ainsi des projets conçus en commun. C’est ainsi que l’on pourra mêler les questions environnementales avec celles de la production pour le mieux être de tous. Elle est le meilleur rempart contre la monarchisation et la formation de directoires partout dans toutes associations. Ses règles communes, dans ce processus démocratique, sont acceptables par tous, elles garantissent et assoient la nécessaire confiance politique collective. C’est ainsi en partant du bas, que chacun, peut mieux se politiser. Il peut après débats, mise en cohérence, et mise en convergence de projets communs, utiliser au mieux et avec efficacité la Désignation par Reconnaissance, qui avec le bulletin secret permet de respecter son intime conviction du moment, tout en sachant qu’elle évoluera. Il sait qu’il peut faire émerger les meilleurs, de tous ceux qui activeront une politique commune, approuvés par le plus grand nombre à chaque étape et dans chaque instance supérieure. Ainsi plus aucun tiraillement possible, entre les différentes associations cela permet de poursuivre et d’affiner les argumentations pour une meilleure action politique commune et dans un climat apaisé. C’est ainsi que la compétitivité électoraliste disparaîtra.

    C’est ainsi qu’on changera le rapport de l’entreprise à la société. Inclure l’entreprise dans la société comme élément du dynamisme social est essentiel, ainsi le peuple pourra agir en conséquence. C’est l’impulsion de la Démocratie Communiste dans l’entreprise qui fera lien avec la citoyenneté et que ce lien pourra s’étoffer dans les meilleures conditions. C’est ainsi, qu’un militantisme de masse prendra de l’ampleur et renforcera le Parti, et qu’un énorme mouvement populaire pourra se consolider dans un Rassemblement Progressiste.

    L’évolution de Mélenchon est normale, il est la preuve incontournable que tout individu est en capacité de changer d’orientation politique, personne ne pense pareil et chacun évolue sans cesse, en fonction de ce qu’il est, de ce qu’il vit et de ce qu’il perçoit du changement de la société et en fonction de ses ambitions personnelles. Mais ce qui fait unité entre les individus c’est l’universalité du communisme et du socialisme. Nul besoin de s’agiter pour prendre le pouvoir à marche forcée. Nous devons travailler collectivement, encore faut-il savoir et pouvoir s’orchestrer ensemble, c’est possible s’il y a la garantie qu’une confiance collective ne peut que consolider l’unité de cet ensemble. La Désignation par Reconnaissance produit cette garantie. Le moteur du mouvement réel, n’est rien d’autre que la Démocratie Communiste, c’est elle qui nous fait défaut. C’est elle qui élimine les hommes et les femmes providentiels, les carriéristes, les professionnels de la politique etc, etc. C’est elle qui donne un poids politique indéniable et incontestable à tous ceux qui sont Désignés par Reconnaissance par le plus grand nombre. Comme il est impossible qu’il y ait une véritable reconnaissance de ceux qui sont en dehors du cercle de notre connaissance politique, la Démocratie Communiste en consolide le fonctionnement en la pratiquant à chaque étage et dans toutes les instances supérieures de la même manière. Ainsi plus on gravite dans les étages et plus l’excellence de la politique au plan national verra le jour. La politique est partout à nous de lui redonner vie, de lui redonner un nouveau souffle en partant des idées du prolétaire/citoyen. Redonnons à la politique ses lettres de noblesse. Il n’y a pas de doute, seul notre Parti peut impulser cela. La Démocratie devient le débat central partout dans les médias. Mais qui peut mieux qu’un communiste pour parler de la sienne ?

    Les élus communistes sont utiles partout, mais pour qu’il y ait de plus en plus d’élus communistes, il faut d’abord reconnaître la potentiel politique de chaque communiste adhérents ou pas. Ils se politiseront de plus en plus et de mieux en mieux dans l’action politique et militante, mais à la condition qu’ils se sentent reconnus et utiles dans leur Parti. Il faut qu’une fraternité retrouvée, puisse s’agréger dans une confiance totale, dans notre Parti. Tout cela peut se régénérer par l’utilisation de la Démocratie Communiste à l’intérieur du Parti lui-même. Pour que tous ceux qui ont quitté le Parti, puissent y revenir il faut qu’ils aient la certitude que la verticalité de haut vers le bas ne fonctionne plus, mais que dorénavant tout viendra de la base. Là encore, pas un autre Parti excepter le nôtre, ne peut impulser ce mode de fonctionnement. Il nous faut bien voir, que le FDG a divisé les communistes, entre ceux qui voulaient préserver leurs élus et c’était là priorité des priorités à faire, et ceux qui ne voulaient plus s’associer aux socialistes. Hélas cet épisode tragique ne pouvait mener qu’à des divisions internes et donc il a cassé la fraternité et mis nos finances à zéro. Ce qui est sûr, c’est que tout cela peut être dépassé, si on sait voir comment tout peut s’orchestrer différemment pour retisser les liens de fraternité.

    La volonté de rassemblement est totalement insuffisante. Il nous faut voir comment un Rassemblement Progressiste peut s’agréer et là c’est une toute autre histoire. C’est possible uniquement avec la DC. Il ne s’agit plus de s’allier avec des Partis politiques mais avec le peuple des Prolétaires/Citoyens. De même nous devons dépasser la notion de combat contre les autres organisations politiques, ce n’est plus notre problème. Si nous affirmons nos valeurs, et non l’alternative, c’est la vision du communisme et du socialisme étroitement mêlés, qui permettra d’activer la sauvegarde de la planète, nous redonnerons ainsi de l’espoir et de la confiance à tous. De plus, nous devons voir que c’est à partir de nos perspectives que les projets venant de la base vont se créer.

    Nous avons constamment le regard tourné vers tout ce que fait le PS et ce que dit la Droite et le FN. Mais si toutes nos énergies se focalisaient sur le comment tirer tous les fils du communisme et du socialisme, qui sont une réalité dans ce pays, nous pourrions alors avec une toute autre activité démocratique, tout construire autrement. C’est avec une assise d’un mouvement populaire qui s’agrège et s’unit sur nos valeurs, et qui sont pour une très large part celles du peuple, que tout est faisable. Nous perdons notre temps à rester dans le contestataire sur ce que font les autres. Nous devons activer notre vision du Communisme et du Socialisme à chaque problématique soulevée.

    Concernant le refus de la misère, des rencontres avec l’ensemble des associations sans exclusive sur le terrain est absolument indispensable pour construire des projets et des propositions de lois pour en finir avec elle. Les services sociaux, les associations et les élus, ont besoin d’un renfort d’idées nouvelles pour travailler ensemble et nous les trouverons dans cet ensemble. Nous ne sortirons pas les gens de la misère et de la pauvreté sans que leur dignité soit totalement respectée, et donc avec l’idée qu’ils ont besoin aussi de se politiser. Ce sujet est extrêmement complexe car redonner goût à la vie est difficile. Nous avons la mission de redonner de l’espoir à tous ceux que la vie a cassé. Dans le même ordre d’idées, et sur un registre tout aussi délicat, on ne viendra pas à bout de la récidive, avec des bracelets électroniques. La prise en charge individuelle, éducative et formatrice adaptée à chacun, devient incontournable. Remettre de l’humain là où il y en a le moins, doit être notre objectif. Nous devons permettre à chacun de se construire ou se reconstruire dans les meilleures conditions possibles, partout. La punition et la sanction n’a rien à faire dans notre vocabulaire. Sortir les gens de l’enfermement physique et intellectuel, c’est d’abord les sortir de leur détresse, et de leurs idées plus ou moins dévastatrices. Là encore sans des associations qui font lien avec des professionnels aguerris et surtout sans espoir de pouvoir changer la vie, les prisons continueront de se remplir. Évidemment cela relève d’un nécessaire changement des mentalités pour sortir du punitif et de la sanction, mais c’est possible en valorisant tous les êtres humains.

    Oui, c’est à partir des citoyens et des exigences venant d’en bas, que se construit le rassemblement et l’espoir. Un fort mouvement populaire est déjà en marche, indépendamment des Partis politiques et indépendamment du nôtre. Tout cela est visible, et va de plus en plus déboussoler les projets politiques venus d’en haut. Avec un Rassemblement Progressiste tout pourrait s’orchestrer dans les meilleures conditions possibles. Les convergences sont, entrain de s’agréger sur le terrain, mais elles ne peuvent pas aller jusqu’au bout avec tous les acteurs. Il manque cette organisation politique, pour que des cohérences politiques et formatrices de projets, pèsent sur la vie politique. Les prolétaires et les citoyens ont besoin de se retrouver dans un espace politique commun, pour y prendre toute leur place. On voit bien qu’il nous manque un outil, un processus pour reconstruire un militantisme communiste de masse pour qu’un Rassemblement Progressiste populaire puisse se construire efficacement.

    Non, il ne faut plus à la fois rassembler contre l’austérité et construire une alternative politique, cela ne fait plus sens, cela ne parle pas au peuple. Tout cela ne lui permet pas de s’impliquer politiquement. Construire du communisme, ce n’est pas construire une alternative, c’est construire un processus qui permet de satisfaire les besoins de tous. Nous avons peur des mots. Non, nous n’avons pas à aller à la pêche d’un leader versus Mélenchon pour 2017, nous avons bien mieux affaire. Nous devons nous occuper de ce qui se passe dans les luttes pas seulement celles dans les entreprises mais toutes les luttes et permettre qu’elles puissent converger entre elles. Nous devons sortir de cette façon de penser la politique par le haut, parce qu’elle nous coupe des masses. Résultat tout ceci renforce l’alternative, bien réelle celle-là, entre libéralisme et sociale-libéralisme.

    Nous partons toujours de la réalité, mais hélas pour l’heure c’est celle de la vision de la verticalité du Parti. La réalité est autre, que cette verticalité ne peut pas voir, c’est celle qui part de ce que peut ou ne peut pas faire le peuple et de sa volonté de changement. Partir de la réalité du peuple, des luttes, de toutes les luttes, voir la dimension politique qui lui manque pour que se constitue une réelle politique communiste partant du bas, c’est autre chose que de vouloir à tous prix construire une alternative par le haut. Croyez-vous que les luttes sont à la recherche d’une alternative entre la Droite et la Gauche ? Les luttes ont besoin de débouchés politiques qui font sens, pour qu’elles puissent réussir. L’alternative ne fait pas sens, ce n’est qu’une façon de se renvoyer la balle entre Droite et Gauche qu’active aujourd’hui la Démocratie libérale, mais tout cela ne peut pas produire du socialisme à la Française. Si nous voulons que le peuple puisse s’unir, il faut qu’il se sente reconnu politiquement. La reconnaissance politique de chacun, s’activera si le mouvement populaire va bien au-delà de la Gauche. Cela commence, avec tous ceux qui ne se reconnaissent plus ni dans la Droite ni dans la Gauche. C’est pour cette raison que la notion de Progressisme me paraît pleinement justifiée. Le combat Droite/Gauche aujourd’hui est réduit au combat entre Libéralisme et social-libéralisme, nous n’avons rien à faire dans ce combat de dupes. Le drame c’est que le communisme a été mis de côté depuis des décennies. La seule réponse, à l’alternative entre la Droite et la Gauche, c’est le communisme et le socialisme à la Française. Nous devons passer du combat, à une construction du Communisme et du socialisme à l’image de ce que fut le Conseil National de la Résistance. Nous pouvons reconstruire un militantisme de masse pour stopper les diktats du capitalisme. C’est en cherchant à le maîtriser, à le transformer, à rendre utile les capitaux, que le communisme s’étoffera. De plus ce n’est pas qu’avec la Gauche que nous passerons dans une VIème République, mais bel et bien avec l’assentiment de tout un peuple, s’il on sait lui redonner sa dignité politique. C’est possible, avec la mise en action du processus de la Démocratie Communiste, c’est ainsi que s’activera la pleine souveraineté du peuple par la pleine souveraineté de chacun.

    Le FDG n’est pas un Parti Politique arrêtons avec la recherche de la cuisine électoraliste, qu’il porte en lui, le peuple ne supporte plus cela. Permettons au peuple de prendre les commandes de tous les pouvoirs, en lui permettant de pouvoir s’organiser, dans une lisibilité et une réalité démocratique, qui est la sienne et auquel il peut et il doit avoir entièrement confiance.

    La nouvelle industrialisation du pays passe par l’implication politique et démocratique des salariés dans toutes les entreprises. Il ne s’agit pas seulement de relancer l’industrialisation du pays avec les mêmes paramètres qu’aujourd’hui, mais il nous faut la concevoir avec la politisation du salarié. Les entreprises ne veulent plus payer les cotisations sociales, et elles veulent être totalement libres d’embaucher et de débaucher sans contraintes, elles n’ont plus les capitaux pour cela, c’est un fait, car ils s’évaporent ailleurs et personne n’y met un frein. Les entreprises pour qu’elles se développent harmonieusement doivent pouvoir mesurer le poids politique de leurs salariés. Elles doivent tenir compte de l’impact de la transformation du monde, de l’évolution des mentalités et de l’aspiration à la demande sociale. Seuls les salariés peuvent leur faire entendre raison. Sauf que l’évolution des mentalités se fait malheureusement actuellement, au détriment de la satisfaction des besoins humains. Les salariés en sont à sauver leur peau, pas à s’impliquer politiquement, parce qu’ils ne le peuvent pas. La valeur du travail n’étant pas une valeur d’échange, le salarié préfère un travail mal payé à pas de travail du tout. La Division du Travail, n’est pas seulement celle qui divise le travail en lui-même, mais c’est la division de la pensée, qui consiste à écarter l’accès au pouvoir de tous ceux qui créent les richesses. Ainsi c’est le pouvoir de l’argent qui règne et le salarié reste l’esclave. C’est donc dans l’industrie, comme ailleurs, qu’une appropriation totale de la politique, doit être acquise démocratiquement par les salariés eux-mêmes.

    Il ne s’agit surtout pas de former des directoires. Il s’agit de concevoir une démocratisation de l’entreprise de telle façon que la dimension de la citoyenneté puisse si impliquer aussi. Comment et pourquoi ? En évitant par exemple toute casse industrielle, nous pouvons utiliser la démocratie locale ou nationale pour aider toute transformation industrielle devenue indispensable. Il s’agit d’en finir avec le chômage, en dynamisant la vie sociale pour préserver les activités ou les transformer. De plus, les friches industrielles doivent après dépollution redevenir des pôles d’activités. Ceux qui ont abandonnés ainsi ces sites pollués, et mêmes s’il y a eu éclatement de l’entreprise, les financiers eux, sont toujours repérables partout dans le monde. Poursuivre ces pollueurs de terrains et ces casseurs d’industries pour qu’ils rendent aux salariés ce qui leur appartient est indispensable, cela demandera du temps, mais cela ne peut passer que par la démocratisation des institutions financières. C’est d’autant plus nécessaire pour que cela ne se reproduise plus.

    Il y aura créativité industrielle, financée en partie par l’État et pourquoi pas avec l’épargne des Français, en constitutionnalisant le fait que jamais ne soit possible de revendre un bien public ou un bien qui a été financé par l’épargne. Je précise, que l’État doit régler le problème de l’évasion des capitaux, ainsi il pourra relancer aussi l’économie réelle. On voit bien, là, le lien bénéfique et absolument indispensable, qui doit se créer entre salariés et citoyens. On voit bien, là, la possible réindustrialisation de la France en produisant tout se dont nous avons besoin. Avoir comme objectif, d’être le plus autonome possible en tout, pour satisfaire les besoins des Français et des Européens c’est de la créativité d’emplois assurée. Le fait d’impulser l’autonomie des territoires au plus près des populations favorise également la protection de l’environnement et de la planète. C’est bien dans la constituante d’une VIème République que tout cela doit s’inscrire dans le marbre.

    De même réindustrialiser le pays, peut aussi se faire par la captation des capitaux venus de toute part, mais sur des bases extrêmement démocratisées tout en les rendant extrêmement stables, pour pérenniser et développer l’emploi et en finir définitivement avec l’évasion des capitaux. Bien sûr les capitaux qui recherchent la rentabilité ne viendront pas en France, mais les autres auront la stabilité. Avons-nous besoin de capitaux volatiles qui forment des bulles financières ? Sans Démocratie Communiste dans tous les secteurs, rien ne pourra se consolider. En effet avec elle, on pourrait non seulement capter des capitaux, mais ils seront stabilisés par un taux de rentabilité, ne dépassant pas l’inflation si elle se faisait jour. Pour l’heure j’ai l’impression que nous sommes en déflation.

    Autre sujet si la Banque de France et la Caisse de Dépôt et Consignation protège l’épargne de chacun, voilà une source de financement qui pourraient développer non seulement, l’Économie Sociale et Solidaire, mais aussi une bonne partie d’une réindustrialisation intelligente du Pays. Pour cela une condition s’impose, c’est que ces entreprises ne puissent jamais devenir ou redevenir un jour des entreprises privées. C’est possible, si cela est acté dans la constitution de la 6ème République et si la Démocratie Communiste orchestre l’ensemble pour en garantir la pérennité.

    Il y a donc une multitude de possibilités à mettre en action, en démocratisant les institutions financières pour enfin maîtriser la finance. Tout cela peut s’activer sans porter atteinte à la sacro-sainte propriété privée, mais surtout sans sanctionner qui que ce soit et quoi que ce soit. La propriété privée est un autre sujet, pour l’heure, elle paraît indéboulonnable, encore que, il y a des possibilités de la faire évoluer, ce qui est sûr c’est que la finance, elle, peut dès à présent être démocratisée, et être mise au service de tous.

    Aline Béziat Rochefort le 27 octobre 2014

    Par Béziat Aline, le 27 octobre 2014 à 09:47.