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La droite espagnole mérite-t-elle qu’on lui accorde la queue et les oreilles ?

La chronique de l'Humanité du 4 mars 2014

Lorsqu’un « torero » fait preuve d’une grande virtuosité dans l’arène, il est de coutume en Espagne de lui accorder la queue et les deux oreilles de la bête qu’il vient de tuer. Si l’on en croit les commentateurs libéraux de ce côté-ci des Pyrénées, le chef du gouvernement espagnol, le dirigeant de la droite pure et dure ibérique, Mariano Rajoy, mériterait une telle récompense pour sa politique de super austérité. Olé !
Pensez donc, l’agence de notation américaine Moody’s vient de saluer « les réformes entreprises » par ce matador des bacs à sable et a décidé de relever la note de solvabilité à long terme de l’Espagne. Du « Figaro » à « L’Express », de BFM à France 2 on nous assure que Rajoy torée comme un Dieu. Il prouverait de manière irréfutable que la baisse des dépenses publiques et du coût du travail permettrait de relever la compétitivité du pays.
Ainsi, depuis 2009, les exportations espagnoles de biens progressent de 10 % en moyenne par an. Mais comme l’a fait remarquer récemment le chef économiste Europe du groupe financier japonais Nomura, Jacques Cailloux dans une tribune publiée par le quotidien « Les Echos », ce n’est pas une nouveauté. Déjà entre 1999 et 2007 « les exportations espagnoles étaient déjà en croissance très forte - environ 8 % par an en moyenne ». Or durant cette dernière période, le coût du travail espagnol a augmenté.
De fait, il n’y a pas de lien direct entre le coût du travail et les résultats du commerce extérieur. Les salaires sont ainsi plus élevés chez Volkswagen que chez Renault, pour autant les exportations du premier à partir de l’Allemagne sont bien supérieures à celles du second à partir de la France.
Avec cette politique de la droite, le peuple espagnol subit un véritable recul de société. En janvier 2014, le taux de chômage y dépasse les 25 %, il est l’un des plus élevés de l’Union européenne. Le revenu moyen par foyer a chuté de 10 % depuis 2008. Le taux de risque de pauvreté des 16-65 ans est passé de 17,9 à 22,5 % entre 2009 et 2013.
Le PIB s’est certes légèrement redressé en fin d’année 2013 mais il reste inférieur à ce qu’il était en 2008. La production industrielle et l’investissement continuent sur une tendance baissière. La dette publique explose, passant de fin 2008 au 3e trimestre 2013 de 36,3 à 93,4 % du PIB. Avec des taux d’intérêt qui s’élèvent à 4,5 % en janvier 2014, la finance internationale vampirise le travail des Espagnols. La bulle spéculative immobilière n’arrête pas de se dégonfler jetant nombre de familles à la rue.
En vérité, en Espagne, ce n’est pas le « torero » qui doit être félicité, c’est le taureau.

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