Economie et Politique - Revue marxiste d'économie

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Retraites, Fiche 4 : Aggraver ce qui a échoué : NON !

Les 3 réformes Balladur (1993),  Fillon (2003) et le rendez-vous de 2008 ont imposé :

1993 :

  • 40 années de cotisation au lieu de 37,5 années pour une retraite à taux plein.

  •  Passage des 10 aux 25 meilleures années pour le calcul de la pension aboutissant à la baisse automatique des pensions. 

  •  Indexation des retraites sur les prix et non plus sur les salaires conduisant à une perte de pouvoir d’achat de la retraite.

2003

  • Alignement de la durée de cotisation des fonctionnaires  pour une retraite à taux plein, et nouvel allongement pour tous les régimes jusqu’à 41ans en 2012, voire 42 en 2020.

  •   Réduction des pensions.

  •   Asphyxie du financement de la retraite par répartition.

  •   Incitation au recours à la capitalisation.

2008

  •  Alignement des régimes spéciaux (SNCF, EDF-GDF, RATP), sur le régime général.

  •  Durée de cotisation portée à 41 ans de cotisations pour tous, en 2012.

Toutes ces mesures convergentes visant la régression des pensions et à l’allongement de la durée de cotisations ont dégradé l’« équilibre financier ».

Maintenant,  on veut aller beaucoup plus loin : repousser l’âge de la retraite, accroître la durée de cotisation, réduire le niveau des pension.

L’idée, archi-rabachée, d’un partage des efforts avec un prélèvement sur les plus fortunés est un leurre visant à faire avaler la couleuvre de l’augmentation des annuités.

Le débat sur un vrai financement pour garantir la répartition est interdit, afin de monter les régimes par capitalisation.

Face au sacrifice des jeunes, grandes victimes du projet de Sarkozy, la solidarité entre les générations et l’action doivent se renforcer.

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