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8ième Congrès du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) : Intervention d'Olivier Dartigolles | PCF.fr

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8ième Congrès du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) : Intervention d'Olivier Dartigolles

le 06 November 2007

Merci pour cette invitation à intervenir pour la dernière matinée de votre 8° congrès national, Marie-George Buffet, qui malheureusement ne pouvait pas être des vôtres, m'a chargé de vous adresser son salut fraternel et ses voeux de réussite dans ce que vous allez engager sur le terrain de la riposte et sur celui de la construction d'une alternative politique à gauche.

Sommaire « Il y a vraiment urgence (...) Europe : à nouveau traité, (...) S'opposer à la réforme qui (...) L'avenir de la gauche

Combattre la politique de cette ultra-droite, ne rien lâcher, et, dans le même temps, relever le défi d'un rassemblement solide à gauche avec l'ambition d'un projet politique à la hauteur des enjeux de la période, voilà les deux questions que je souhaite aborder devant vous, jeunes socialistes. A la lecture de vos documents de Congrès, j'ai le sentiment que ces deux questions sont au coeur de vos préoccupations.

« Il y a vraiment urgence à ce que la riposte politique de la gauche se mette à la hauteur de la riposte sociale »

Votre congrès national se tient alors que l'offensive générale de la droite contre les salaires, les retraites, la protection sociale, les services publics, les droits, les libertés fait se lever un front de résistances, de ripostes, de mobilisations.

Rappelez vous, avant la rentrée du mois de septembre, nous avions la désagréable impression d'assister à un étouffant solo médiatique de N.Sarkozy. Rappelez-vous, face au bombardement médiatique, à l'omniprésence de l'hyper-président, ouvrant les fronts les uns après les autres, à la charge de sa majorité, qui engageait la session extraordinaire au Parlement avec l'objectif d'aller vite et loin pour abattre les acquis sociaux et démocratiques, certains pouvaient dire : « on en prend pour 10 ans ». Et 10 ans, c'est une longue peine, une très longue peine, pour votre génération avec un tel régime. 10 ans, cela nous emmène à 2017. Oui mais voilà, une politique de droite, cela fera déjà 10 ans en 2012...

En quelques semaines, le climat a singulièrement évolué.

Si le gouvernement a fait adopter sa loi sur l'immigration, c'est au mépris d'une très large contestation dans la société des dispositions les plus honteuses.

Sur la question des retraites, la droite et le Medef, pensait isoler les cheminots pour, à partir des régimes spéciaux, dégager la piste à un nouveau recul des droits à la retraite de tous les salariés en 2008. Or, après la réussite de la journée du 18 octobre, un mouvement convergent de très nombreux secteurs du salariat se dessine pour la mi-novembre. L'opération de division et de mystification voulue par la droite est en difficulté.

Il en est de même au sujet des franchises médicales, de la casse du système public de justice de proximité. Le « Rachida Daty Tour » de la fermeture des tribunaux, qui a fait escale en Aquitaine, suscite un fort mouvement de mécontentement.

Dans un tout autre registre, Nicolas Sarkozy pensait avoir réussi à jeter le trouble en récupérant la mémoire du jeune communiste Guy Môquet. Là encore, les choses ne se sont pas passées comme prévu puisqu'il n'a pu échapper à la mise en contradiction de sa politique et des engagements du jeune résistant communiste. Comme le rappelait la secrétaire nationale du Parti communiste à Châteaubriant, en hommage aux 27 fusillés, « résister, c'est bien de ce côté là qu'il faut puiser lorsque surgit l'inacceptable. La précarité, la division, la mise au pas de la liberté, la traque, la mise en cause de la dignité humaine avec les tests ADN, oui, lorsque surgit l'inacceptable, nous devons savoir le débusquer et mettre sur route tous les obstacles du monde ».

Aujourd'hui, la contestation de la politique de casse et de régression est incontestablement en train de grandir, de se développer sur l'ensemble du territoire, les journées d'actions à venir, les 14, 15, 20 et 29 octobre seront autant de rendez-vous pour faire encore grandir la riposte immédiate à la droite.

Six mois après l'élection de Sarkozy, les professions, les unes après les autres refusent les réformes engagées. Rien que pour le mois de novembre, les cheminots, les électriciens et gaziers, les agents de la RATP, les enseignants, les professions hospitalières, les agents des impôts, ceux de l'équipement, des collectivités territoriales, les postiers et leurs collègues des télécommunication, les magistrats et les personnels de justice, les universitaires et les étudiants – et j'en oublie très certainement- seront dans l'action.

Oui, l'heure est à l'action, il faut « susciter », comme vous l'indiquait dans la présentation générale de vos travaux de congrès, « face à une droite destructrice, les capacités d'indignation et de résistance ». Oui, ayons l'audace de ne rien accepter, l'audace de créer et porter un projet progressiste et innovant pour la France. Ne cédons pas, osons la révolte, osons la lutte, osons un projet de changement !

Si nous le voulons, c'est à portée de main, à portée d'une immense mobilisation sociale et citoyenne, à portée d'une réponse politique. C'est de la responsabilité de la gauche, de notre responsabilité, de travailler à cette riposte politique par des initiatives concrètes. Cela a été possible lors de la bataille contre le CPE, et cela fut apprécié et utile pour faire évoluer le rapport des forces. Franchement, je vous pose la question, pensez-vous que ce qui se passe à gauche est toujours au niveau, à la hauteur des attentes ? Sur bien des questions, nous pourrions, avec le comité riposte, faire entendre une voix plus déterminée, construire un front vraiment unitaire pour, par exemple, être utile à la mise en cohérence des différents coups portés par la droite.

Jeunes socialistes, la politique de Sarkozy n'est pas le rouleau compresseur magnifié par les médias, comme pour le CPE, nous pouvons faire reculer la droite et la mettre en échec. C'est possible !!! C'est nécessaire...

A toutes les questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, l'opposition se voit répondre : la candidat l'a annoncé, il a été élu, le président le fait. Taisez-vous. Fini le débat d'idée, exit l'opposition démocratique, déplacé les luttes et le mouvement social. A toutes et tous, passez votre chemin, rendez-vous en 2012. Désolé, mais les choses ne sont pas aussi simples. Celles et ceux qui se mobilisent, qui agissent, qui avancent d'autres solutions ne sont pas illégitimes. Ils ne sont pas dans l'illégalité. Ce sont des femmes et des hommes « debout » et les combats d'aujourd'hui face à la droite et à l'avalanche des mauvais coups sont des combats justes.

Nicolas Sarkozy semble vouloir pousser la France dans un bras de fer car il pense avoir gagné la bataille de l'opinion en mai dernier. Oui mais voilà, là encore, les choses ne sont pas aussi simples, aussi tranchées. L'évolution du climat dans le pays, la force des grèves qui s'annoncent, l'étendue des professions concernées sont autant d'éléments qui témoignent d'une situation qui reste ouverte. Tout est possible...l'issue de la bataille présidentielle n'a pas décidé du sort que l'avenir réserve à la guerre que le pouvoir sarkozyste a engagé contre le monde du travail et la jeunesse.

Europe : à nouveau traité, nouveau référendum....

La riposte à la droite, c'est aussi s'opposer au passage en force voulu par Sarkozy sur le nouveau traité européen. On pourrait même dire le « traité Sarkozy » tant le président de la république en fait une affaire personnelle. Le contenu, c'est lui. Le calendrier (mais peut-on parler de calendrier face à un tel empressement), c'est encore lui. Le refus d'une consultation populaire, c'est toujours lui...

Je vous pose une question : est-on obligé de le suivre...

Nous le savons bien, seul le peuple peut par référendum valider ou invalider ce qu'il a lui-même décidé par cette même voie, quoi que l'on pense d'ailleurs du nouveau traité, quel qu'ait été son vote en mai 2005, la démocratie et l'intérêt d'une construction européenne par et pour les citoyens exigent un débat sérieux et une consultation populaire.

Faut-il que Sarkozy, son gouvernement et le Medef ait la crainte que se débat puisse de nouveau se lever dans notre pays pour, comme il le propose, engager une ratification de ce texte à la hussarde, au lendemain même de son adoption par les chefs d'Etats européens le 13 décembre prochain. L'encre à peine sèche, il faudrait ratifier...

Pour justifier pareil déni de démocratie, la droite à un argument, un seul. En élisant Sarkozy, les citoyens auraient aussi voté pour le nouveau traité et contre le référendum.

C'est faux !!!

D'une part en votant à gauche, 18 millions de citoyens se sont prononcés pour une réorientation de l'Europe, décidée par référendum, comme s'y étaient engagés les candidats. Et nous n'avons pas oublié les propos de campagne du candidat de l'UMP sur la nécessité d'une prise en compte du refus majoritaire de notre peuple du modèle européen en construction. Rappelez-vous les effets d'estrade du candidat Sarkozy sur la BCE...

Mais de quels droits un nouveau président de la République peut-il faire ratifier un traité européen déjà rejeté par le peuple souverain. Pour couper court au mouvement qui se dessine en faveur d'un référendum, on évoque même au sommet de l'état une ratification du traité avant la fin de l'année. Oui mais voilà, il y a un « comme une difficulté », un « léger » obstacle : coup sur coup, deux sondages relèvent que plus de 60% des français souhaitent être consultés sur le nouveau traité. Il en est de même dans de nombreux autres pays européens. Cela est d'ailleurs une extraordinaire chance pour l'Europe car si cette Europe continu de se construire comme aujourd'hui, à marche forcée, dans les salons des réunions des chefs d'Etats, tenant les peuples à distance, elle se fracassera dans les nationalismes, les régressions économiques, sociales et démocratiques.

Que les partisans de la ratification soient par ailleurs rassurés (pas trop), ces mêmes enquêtes d'opinion présentent une majorité nette pour la ratification. Mais, il est vrai le travail de décryptage des enjeux, la campagne de vérité sur la nature du traité dit « simplifié » a à peine commencé et il ne dispose pas d'un traitement médiatique très favorable, c'est le moins que l'on puisse dire. Mais, il en fut de même en 2005.

Vous le savez bien, il existe un débat à gauche sur la nature du traité modifié.

Pour le PCF, ce traité est, comme le président ne cesse de s'en vanter, la reprise mot pour mot de toutes les dispositions néolibérales et militaristes du traité constitutionnel de 2005.

Jeunes socialistes, toutes les raisons qui ont fondé le Non en 2005 sont intactes au point que VGE (le retour) précise (je cite) : « le texte proposé par Nicolas Sarkozy n'est qu'une nouvelle écriture du texte original, qui contient l'essentiel de la constitution européenne ». Cela a le mérite d'être clair !!!

En votant majoritairement contre le traité constitutionnel, les Françaises et les Français n'ont pas dit non à l'Europe. Ils ont dit leur volonté de changement, leur rejet de politiques qui se traduisaient par plus de difficultés dans la vie quotidienne, plus d'insécurité, plus de précarité, davantage d'inégalités. Ils ont dit leur rejet d'une Europe synonyme de démantèlement des services publics, de mise en concurrence des salariés et des peuples. Ils ont dit leur colère de ne jamais être entendus.

Que nous propose-t-on avec le « traité Sarkozy » ? Poursuivre dans la même direction, et en écartant les peuples de la décision. C'est non.

On nous dit : « Ce traité est un compromis, il n'est pas satisfaisant, mais nous n'avons pas choix ». Mais, n'avons-nous pas -nous particulièrement à gauche- la responsabilité de faire du respect et du coup d'arrêt par les non français et hollandais, du mouvement de sympathie et d'espoir qu'ils ont suscité dans les autres pays, une opportunité pour changer en Europe ?

Demander qu'on refonde et qu'on démocratise effectivement les politiques et le projet européen ce n'est pas du maximalisme. C'est d'abord entendre ce que disent les peuples. C'est prendre en compte la profondeur de la crise de confiance qui traverse le projet européen. C'est prendre en compte la nouveauté et le sérieux des problèmes posés à une Europe qui change de nature avec l'élargissement, en passant d'une dizaine de membres à 27 et peut-être plus demain. C'est prendre en compte que les défis soulevés par les immenses besoins d'un développement fondé sur la promotion des êtres humains, et la protection de la planète ne peuvent être soumis aux impératifs des marchés financiers et aux diktats de la Banque centrale. Quelle Europe dans la mondialisation ? Pour quoi faire, au profit de qui ? Voilà les questions auxquelles il faut répondre si on veut redonner confiance en l'Europe.

Le traité « Sarkozy » n'y répond pas. Pire, il légitime au nom de la “ concurrence libre et non faussée ” la poursuite des directives de mise en cause du service public, comme on le voit pour la poste, le rail, l'électricité et l'énergie. Comment parler de social quand pèse la menace de la généralisation de la précarité, notamment pour la jeune génération ? Quand sont intactes les prérogatives de la Banque centrale, pourtant si décriée ?

Le temps est venu de travailler à une Europe de l'harmonisation sociale par le haut face à la mise en concurrence et aux délocalisations. Pour la jeunesse de notre pays et celle de l'Europe, un projet Européen qui propose un nouvelle ère de progrès social, le renforcement et la modernisation des services et du secteur public. Une Europe qui pose la primauté des choix politiques face à la puissance des marchés et de la Banque centrale. Une Europe des droits humains, ouverte et accueillante et non pas forteresse. Une Europe émancipée de la tutelle américaine, qui assure sa sécurité par une politique active de co-développement et de paix.

Jeunes socialistes, la bataille pour ouvrir une nouvelle perspective en Europe, pour changer les politiques n'est pas close. Au contraire, nous entrons dans une période charnière jusqu'à la présidence française de 2008 et les élections européennes de 2009.

Pour conclure sur cette question, toute perspective de changement en Europe pose la question de l'implication populaire. C'est le sens de l'exigence d'une consultation démocratique dans tous les pays où cela est possible. La question du référendum est posée en France, aux Pays-bas, en Grande Bretagne, dans les pays nordiques ou au Portugal. Elle peut – et doit – devenir incontournable. Quelle que soit l'appréciation sur le nouveau traité, des millions de femmes et d'hommes de notre pays peuvent se retrouver sur un exigence démocratique simple mais essentielle : à nouveau traité, nouveau référendum…

S'opposer à la réforme qui vise à donner un cadre institutionnel à l'hyper-présidence.

Il y a un autre sujet d'actualité où la gauche peut décider de ne pas faire un bout de chemin avec Sarkozy.

Le raccourcissement du mandat présidentiel à cinq ans puis l'inversion du calendrier électoral ont renforcé la concentration des pouvoirs entre les mains d'un seul homme. Le comité Balladur (Balladur, le retour) propose ni plus ni moins d'aller plus loin encore entérinant la pratique mise en oeuvre depuis le mois de juin. Comme il le souhaitait dans sa lettre de mission adressée à Monsieur Balladur, le président déterminerait seul la politique à conduire. Pareil dispositif institutionnel, s'il était mis en oeuvre, serait un élément décisif de la recomposition politique en cours, inséparable du projet social et économique qui l'accompagne et le conditionne. Les forces progressistes doivent s'opposer à cette réforme qui vise à donner un cadre institutionnel à l'hyper présidentialisme.

Là encore, la gauche ne peut adopter une position en demi-teinte, esquissant la possibilité d'un compromis avec la droite, alors que nous sommes en présence d'une proposition de changement de régime, d'instauration d'une monarchie élective taillée sur mesure pour le président actuel. L'affichage d'un renforcement des pouvoirs du parlement est un leurre. Une seule semaine par mois serait consacrée à la séance publique et il est proposé de réduire fortement le dépôt d'amendement. Décidément, les batailles parlementaires sur le CPE ou GDF n'ont visiblement pas plu à N.Sarkozy et à ses amis.

Là encore, sur des enjeux aussi importants, la réforme des institutions doit faire l'objet d'un débat national et d'un référendum.

Voilà ce que je voulais vous dire, sur la riposte à la droite, sur l'Europe, sur les institutions.

L'avenir de la gauche.

Quelques mots pour conclure, quelques mots sur l'avenir de la gauche.

Les luttes sociales et le mouvement populaire se heurtent à la faiblesse voire à l'absence de combativité et de perspectives à gauche.

L'échec électoral de la gauche dans sa diversité en 2007 trouve l'une de ses causes dans cette situation. Et il y a aussi chez celles et ceux qui s'inquiètent de la politique Sarkozy, des doutes sur la possibilité d'ouvrir de nouveaux chemins d'émancipation humaine efficaces et victorieux dans le monde capitaliste mondialisé d'aujourd'hui. Cette situation ne peut durer sans conséquences très graves pour notre peuple et notre démocratie.

Pour retrouver la confiance et constituer une alternative crédible et durable, la gauche doit impérativement répondre à ces interrogations, repenser son action, son projet, les voies de son rassemblement. Le Parti communiste français a décidé d'aborder de front et sans tabou ces questions capitales. Il veut entreprendre ce travail à cœur ouvert, avec toutes celles et ceux qui le souhaitent.

Nous avons toutes et tous besoin d'échanger, de confronter d'inventer, c'est urgent. Les 8 et 9 décembre 2007, les communistes tiendront une Assemblée générale extraordinaire avec des délégués venus de tout le pays. Ce sera une étape importante d'une démarche que nous voulons déployer tout au long de l'année 2008. Pour la préparer, le Parti communiste engage un processus national de débats publics, qui se poursuivront tout an long de l'année 2008, sur les principales questions. Nous participerons à tous les espaces d'échanges et de confrontations pour réfléchir, avec d'autres, au contenu d'une vraie alternative de gauche face à la contre-révolution conservatrice engagée par Sarkozy et la droite.

Quels nouveaux projets de civilisation solidaire ? L'ampleur des questions posées aujourd'hui à l'humanité appelle un effort sans précédent pour refonder ce projet.

Douze grandes rencontres publiques engageront la réflexion sur des questions que la société, telle qu'elle est, pose en grand à toutes celles et ceux qui veulent refonder la projet de transformation sociale dont toute la gauche a besoin. Ces débats aborderont les grands enjeux de la mondialisation, de l'Europe, du travail, des solidarités, de la sécurité, de l'environnement, de l'immigration, du féminisme, du partage des savoirs, de la démocratie et des institutions. Ces débats, nous les voulons ouverts à tous, constructifs, inventifs, sans tabou.

J'ai lu avec intérêt vos documents de congrès, vous avez engagé un vrai travail de fond. Discutons, discutons à ciel ouvert. Voyons les points de convergences, creusons les questions où il existe des appréciations différentes, des divergences, des désaccords. L'intérêt de nos concitoyens, en butte à l'offensive de la droite dans tous les aspects de leur vie, commande à la gauche de faire front, de se rassembler sur des propositions fortes. C'est ce que propose le parti communiste pour les élections du printemps prochain, premier rendez-vous électoral un an après l'élection de Nicolas Sarkozy. Ce rassemblement à gauche doit se construire sur des bases claires, il n'est donc pas question de faire un bout de chemin avec le Modem. Vous savez, je viens du Béarn, Bayrou nous le connaissons bien, nous l'avons eu dix ans comme président du Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques. Par son itinéraire politique, ses choix, les responsabilités qui furent les siennes au cours des vingt dernières années, ses propositions lors de la dernière élection présidentielle, c'est un homme de droite. Oui, je sais, ce n'est pas un scoop. Mais en ces temps de brouillage des repères, des valeurs, de l'Histoire, il n'est pas inutile de revenir à quelques fondamentaux.... Pour ces élections municipales et cantonales, permettons aux hommes et femmes attachés au progrès social de gagner un maximum d'espaces de résistance à la droite et d'avoir de nombreux élus sur qui ils pourront compter.

Voilà ce à quoi nous devons travailler et à rien d'autre. Ce n'est vraiment pas le moment de diviser à gauche. D'abord cela ne serait pas compris et même très sévèrement jugé par les femmes et les hommes qui attendent que la gauche se rassemble. Cette aspiration grandit jour après jour. La division permettrait à la droite d'accroître sa domination sur le pays alors que nous pouvons la faire reculer, la mettre en échec.

Jeunes socialistes, pour « riposter ensemble » à la droite et « construire à gauche », pour reprendre votre slogan de votre Congrès, nous aurons dans la toute prochaine période, des occasions, des moments, des opportunités, soyons au rendez-vous. A toutes et tous... à bientôt !!!