Economie et Politique - Revue marxiste d'économie

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Du RSA au STO, on n'arrête pas le progrès à l'UMP

Le secrétaire national de l'UMP a trouvé son crédo : la chasse aux pauvres. Directement inspiré par les propositions du ministre Laurent Wauquiez qui aura servi de poisson pilote dans cette affaire, Jean-François Copé propose qu'une partie des titulaires du RSA travaille gratuitement pour une collectivité territoriale. En somme le retour du Service du Travail Obligatoire de sinistre mémoire. Décidément du RSA au STO, on n'arrête pas le progrès à l'UMP !

Faire travailler des personnes sans les payer est sans doute un bon calcul pour l'UMP ! Mais sanctionner les plus pauvres parce qu'ils sont les plus fragiles est particulièrement cruel, injuste. S'il y a aujourd'hui 8 millions de travailleurs pauvres, si 13% des Français vivent en dessous du seuil de pauvreté, c'est d'abord et à cause de la politique du gouvernement aux ordres des marchés financiers et du MEDEF. Le responsable du chômage, ce n'est pas le chômeur ! S'en prendre à eux pour en faire des boucs émissaires est indigne et n'honore pas ceux qui se servent de telle méthode.

Il y a actuellement 1 réactions

  • Quel travail dans une société socialiste ?

    Faire travailler les privés d'emploi reviendra mécaniquement à augmenter le chômage : de "vrais postes" disparaîtront avec la mise au travail de l'"armée industrielle de réserve" ("chômeurs").

    Les communistes doivent repenser le travail. Nous sommes CONTRE le chômage, POUR le plein emploi (quelle que soit la conjoncture).

    Comment organiser le travail autrement que par le "marché" du travail ? Donner plus de moyens à Pôle emploi, centraliser toutes les agences d'intérim dans un service public unique de placement ou encore instituer une sécurité emploi formation ne suffit pas.

    Nous sommes aussi CONTRE la rente et les dividendes, CONTRE l'enrichissement en dormant, ce qui peut revenir, en un sens, au travail obligatoire... Les parasites ne sont pas les privés d'emploi, mais les actionnaires, grands profiteurs du système capitaliste. (voir ici :
    http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion3228.asp)

    Pour organiser le travail, la proposition de loi des députés communistes et d'Alain BOCQUET est une première approche :
    http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion0472.asp

    Il est prévu qu'une "commission de médiation crée les conditions d’attribution aux demandeurs d’un emploi stable correspondant à leur niveau de qualification, de formation, d’expérience acquise".

    Il faut bien, d'une manière où d'une autre, supprimer le "marché" du travail, c'est-à-dire, la faculté des employeurs à embaucher et à licencier comme bon leur semble. Interdire les licenciements boursiers et augmenter les droits des travailleurs est le minimum "syndical".

    Pour donner du sens au travail, les salariés ne devront pas seulement contrôler la gestion des entreprises, ils devront se rendre les maîtres des entreprises.

    L’« émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ».

    Retrouvons aussi les bases de la Charte d'Amiens, pour l'action révolutionnaire, pour gagner la lutte des classes.JiCf4

    Avancer vers le socialisme par l’appropriation effective de tous pouvoirs par les salariés nécessitera une refonte de tout notre ordre juridique actuel (dans le passé, le Conseil constitutionnel a toujours censuré les dispositions qui allaient dans le sens d’une intervention accrue des salariés dans la définition de leurs conditions de travail).

    La liberté d’entreprendre ne devrait pas impliquer la domination d’un employeur sur ses employés, notamment en vertu de l’article IV de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui stipule que « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ».

    C’est le sens de la proposition de loi constitutionnelle n° 1800 du député communiste Jean-Jacques CANDELIER, cosignée par Maxime GREMETZ et André GERIN, visant à introduire le principe d’intervention des salariés et de leurs élus dans la gestion des entreprises. http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1800.asp

    Il faudra clairement franchir le Rubicon de la liberté d’entreprendre (les travailleurs savent très bien ce que signifie le droit de « faire des propositions alternatives » à la casse industrielle ; qui décide en dernier ressort ?) en :

    - accordant aux institutions représentatives du personnel un droit de veto effectif dans toutes leurs attributions, conformément à la proposition de loi n° 1535 de Jean-Jacques CANDELIER (signée également par Maxime GREMETZ et André GERIN) ;
    http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1535.asp

    - en faisant une large place aux salariés dans la composition des conseils d’administration et de surveillance, conformément à la proposition de loi n° 1469 de Jean-Jacques CANDELIER, cosignée par l’ensemble des députés communistes, républicains et du Parti de Gauche.
    http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1469.asp

    - et en réduisant les prérogatives des actionnaires, qui ne devront plus pouvoir décider de la distribution de dividendes ou encore des opérations en capital des sociétés.

    Gautier WEINMANN

    Par Gautier WEINMANN, le 08 June 2011 à 08:11.